Biankouma/Des jeunes manifestants tentent d'assiéger les locaux de la police suite au décès accidentel de deux motocyclistes

Rédigé par Kouassi Norbert dit Norbert Nkaka Koffi le Dimanche 14 Juin 2026 à 19:33 | Lu 3 fois


La situation serait très confuse à Biankouma (38 km de Man) dans la région du Tonkpi depuis le samedi 13 juin, suite au décès accidentel de deux jeunes villageois circulant à moto. Ces jeunes manifestants qui accusent les éléments de la police d'être à l'origine de ce drame, auraient tenté d'assiéger les locaux de la police en représailles. Plusieurs dégâts matériels sont signalés.





La ville de Biankouma serait sous tension depuis le week-end, à la suite d’un drame survenu dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin 2026 sur l’axe Biankouma–Man, au niveau d’un poste de contrôle de police non loin des villages de Dingouin et Foundêpleu.
Sur les circonstances de ce drame, plusieurs témoignages recueillis auprès de populations locales indiquent que les faits se seraient produits aux environs de 21 heures. Deux jeunes circulant à moto auraient été sifflés par des agents de police en service à un poste de contrôle. Mais les jeunes motocyclistes refusent d’obtempérer.


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Un agent de police aurait alors jeté un morceau de bois pour tenter de les immobiliser. Les jeunes motocyclistes lancés à vive allure butent sur le morceau de bois et chutent dangereusement. Grièvement blessés, ils conduits au centre de santé de Dingouin pour une prise en charge médicale. Malheureusement, l'un des blessés aurait succombé peu après son admission au centre de santé de Dingouin. Le lendemain, samedi 13 juin, selon plusieurs sources locales, le second motocyclistes serait décèdé lui aussi, plongeant le village dans la stupeur. Un bilan qui reste encore à confirmer.

La nouvelle qui se propage dans les confins du village et même à Biankouma suscite une vive colère au sein des populations locales qui érigent aussitôt des barricades à plusieurs endroits, perturbant ainsi la circulation dans la zone. Des manifestants auraient également tenté de s’en prendre aux locaux du commissariat de Biankouma. Mais ils sont freinés dans leur élan par les forces de l’ordre qui ont reçu des renforts depuis la ville de Man. Dans plusieurs quartiers de la ville, notamment aux abords de la mairie, nous signale t- on, des actes de vandalisme auraient été déplorés, notamment des magasins pillés, saccagés ou incendiés.
Le dimanche 14 juin, malgré un calme précaire, plusieurs commerces restaient fermés.

Mais dans l'après-midi de ce même dimanche 14 juin, les jeunes manifestants remettent le couvert en posant des actes répréhensibles dans plusieurs quartiers de la ville. Ce qui oblige les forces de l'ordre à user des gaz lacrymogènes pour les disperser. Plusieurs parmi les manifestants seraient arrêtés et conduits dans les locaux de la police.

Il convient de noter que les circonstances exactes de ce drame demeurent encore floues. Les identités des personnes décédées ne nous ont pas été communiquées. Seule une enquête pourrait permettre de situer les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire qui maintient, pour l’heure, Biankouma dans un climat de vive tension. Ce drame intervient dans un contexte sécuritaire marqué par la lutte contre le banditisme et l'incivisme. Tels que les faits sont relatés, il s'agit d'un refus d'obtempérer de deux motards à un poste de police. Que se reprochent t-ils au point de brûler la politesse aux hommes en tenue en faction à un poste de contrôle pour leur propre sécurité ?Une infraction grave qui leur a malheureusement coûté la vie.

Norbert Nkaka


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