CÔTE D'IVOIRE : AVEZ-VOUS DIT ECHEC DE L'OPPOSITION ?

Rédigé par Junior Gnapié le Samedi 7 Février 2026 à 11:20 | Lu 212 fois


Alors que l’opposition ivoirienne traverse une période de doute et de remise en question, Koulibaly Seydou livre une analyse sans concession sur les causes profondes de ses contre-performances. Entre manque d’anticipation, leadership essoufflé et incapacité à s’adapter aux nouvelles réalités politiques, il appelle à un renouvellement générationnel pour redonner sens et crédibilité à l’alternative démocratique en Côte d’Ivoire.


Président délégué en charge de la Planification et de l'Organisation CDV/FPI





Face à la bérézina de ces 15 dernières années, les principaux animateurs de l'opposition ivoirienne toutes nuances confondues, semblent désormais unanimes à reconnaître leurs faiblesses, mais manquant de courage, ils préfèrent accabler le noble concept à l'instar du malade fébrile qui s'en prend au thermomètre.
Oui, l'opposition en tant que réceptacle de la contradiction fécondante, est un noble concept. Elle l'est davantage dans la sphère politique où elle permet à la gestion de la société de s'inscrire dans ce que les qualiticiens appellent "l'amélioration continue".
Comme telle, l'opposition ne peut pas échouer parce qu'elle est un concept qui n'a pas l'échec dans son essence. Elle est par essence succès parce que garantissant l'alternance.

A contrario, ceux ou celles qui manipulent le concept, peuvent être maladroits tels des albatros et donc passer à côté du sujet, sans pour autant corrompre le concept.
Disons avec l'ancien Diogène Laërce que " le soleil ne s'en trouve pas sali bien que ses rayons visitent les latrines ".
Il est alors impérieux de ramener le curseur sur le vrai sujet, celui de "leaders" ayant donné ce qu'ils avaient à donner et ayant atteint leurs limites dans un monde en perpétuel mouvement.

La tête dans le guidon et centrés sur leur nombril, ils n'ont pas su anticiper sur la complexité et les aspérités du parcours.
Leur diagnostic tend malheureusement et malencontreusement à confondre l'organe et l'usage, l'institution et ceux qui l'animent.
Ils devraient cesser de se comporter en naufragés du temps scotchés aux recettes d'autres époques. Ils ne sont simplement pas à la hauteur des défis nouveaux, principalement celui de l'enracinement de la culture démocratique.
En définitive, pour la quiétude et le progrès de la république, ils sont condamnés à faire place nette à la nouvelle race d'opposants, celle-là imprégnée des valeurs d'humanisme, d'égalité et de liberté.

Koulibaly Seydou
Président délégué en charge de la Planification et de l'Organisation CDV/FPI


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