Côte d’Ivoire/ Aboisso : la BRI démantèle un dangereux réseau de voleurs de motos et de faussaires
Selon les informations obtenues auprès de sources policières et de témoins de l’affaire, l’opération s’est déroulée dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 février 2026, suite à une série de vols de motos signalés par des habitants locaux. Deux tricycles et deux motocyclettes avaient mystérieusement disparu durant cette période, semant l’inquiétude parmi les populations d’Aboisso et ses environs.
L’offensive a été baptisée « Épervier 11 », un nom choisi par les enquêteurs pour symboliser la détermination de la BRI à traquer les malfaiteurs dans tous les recoins de la région. Patrouilles motorisées, renseignements collectés auprès de citoyens et recoupements d’informations : tous les moyens ont été déployés pour remonter la piste.
Le premier suspect interpellé est un homme de 28 ans surnommé “Nakata”, décrit par les enquêteurs comme étant sans emploi, mais très présent dans les rues la nuit. Rapidement identifié comme un membre actif du réseau, il a fini par céder aux interrogatoires et à fournir des informations cruciales sur le fonctionnement de l’organisation.
Les aveux de Nakata ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un certain K. I., chez qui ont été retrouvées deux motos volées ainsi que des documents de dédouanement falsifiés, aussi faux qu’un billet de 15 000 FCFA. Ces faux documents semblent avoir servi à dissimuler l’origine des motocyclettes volées pour faciliter leur revente ou trafic.
La BRI a ensuite mis la main sur E. C., un individu dont la “compétence” criminelle était la fabrication de faux documents douaniers, faisant de lui une sorte de "graphiste de l’illégal". Les premières investigations indiquent qu’il aurait produit des centaines de faux papiers, utiles pour blanchir des véhicules volés et tromper les services de contrôle.
Grâce à ces informations, quatre personnes supplémentaires ont été identifiées comme clients potentiels ou complices.
Tous ont été interpellés pour fraude documentaire et falsification de pièces administratives.
L’épuration du réseau s’est poursuivie toute la journée de la suite de l’opération. Vers 17 heures, à Koumi, les enquêteurs ont finalement arrêté le chef présumé du réseau, connu sous le nom de O. D., alias “Djakiss”, qui serait impliqué dans le vol d’au moins deux autres motocyclettes. Grâce aux efforts conjoints des éléments de la BRI, toutes les motos volées dans la nuit fatidique ont été retrouvées en possession des suspects.
Bilan complet de l’opération :
- 08 hommes du réseau interpellés
- 07 motocyclettes saisies
- 01 ordinateur et ses accessoires
- Plusieurs faux documents douaniers saisis
Les victimes de ces vols ont pu identifier formellement leurs engins, ce qui représente un soulagement considérable pour celles et ceux qui pensaient ne jamais revoir leurs motos.
Les huit individus arrêtés devront répondre de leurs actes devant le Parquet de la République, qui a déjà été saisi du dossier pour traitement judiciaire. Selon les premiers éléments du dossier, les charges retenues contre eux comprennent :
• Vol qualifié de motocyclettes
• Falsification et usage de faux documents officiels
• Association de malfaiteurs
L’utilisation de faux documents douaniers est considérée comme une infraction grave, susceptible d’entraîner des peines lourdes en Côte d’Ivoire, surtout lorsqu’elle est liée à des actes criminels répétés.
Depuis la diffusion des premières informations sur les réseaux sociaux et dans les quartiers d’Aboisso, de nombreux habitants ont salué l’efficacité de la BRI. Pour beaucoup, cette opération constitue une réponse ferme aux préoccupations grandissantes de sécurité, notamment en matière de vols de véhicules, qui affectent non seulement les victimes directes mais aussi la tranquillité des populations locales.
Des témoins ont décrit un climat de soulagement et de satisfaction, certains déclarant que « la BRI a fait preuve d’un professionnalisme exemplaire ».
La réussite de l’opération Épervier 11 menée par la BRI d’Aboisso illustre la capacité des forces de l’ordre à démanteler des réseaux criminels organisés, mêlant vols, trafics et falsifications documentaires. Cette affaire met également en lumière la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération entre citoyens et forces de sécurité pour faire face à des réseaux qui exploitent les failles administratives et sociales.
Alors que les suspects attendent désormais leur jugement, la population d’Aboisso et des environs est invitée à rester vigilante et à continuer de collaborer avec les services de sécurité pour assurer la paix et la sécurité dans la région.
Ange Pascal
Ange Pascal