Un crime aux contours rocambolesques s'est produit dans le village de Cosrou, dans le département de Dabou. Un crime révoltant à la senteur de paricide car il impliquerait deux parmi les propres enfants du défunt Akpa Michel. Le jour des faits, selon des informations proches de sa famille, le patriarche se rend dans sa plantation d'hévéa avec un saigneur en vue de convoyer du latex vers le pont de pesage de fonds de tasse collectés. Vu la quantité de caoutchouc, le vieux Akpa Michel demande alors au jeune saigneur de se rendre à Ira pour solliciter un conducteur de tricycle. Ce dernier s'exécute donc. Mais quelques heures plus tard, lorsque le saigneur retourne sur les lieux, en compagnie du conducteur du tricycle, c'est l'horreur.
Sous le préau, le vieux Akpa Michel est étendu de tout son long, la tête orientée vers le feu, le cou brisé. Le comble, une branche bien taillée, plantée à la gorge ne lui donnant aucune chance de survie. Le signe que le septuagénaire a été atrocement exécuté par ses bourreaux du jour. Très vite le saigneur et son compagnon de conducteur de tricycle se précipitent au village pour informer les parents et enfants de la famille. La nouvelle fait vite le tour du village et autres contrées voisines. Elle devient même virale. Lorsque des membres de la famille se rend sur les lieux du drame, c'est le choc total. Certains s'effondrent sur les lieux vu que la scène est insoutenable. Qui a pu faire ça ?
Un fait curieux, les fonds de tasse n'ont pas été emportés. Ni même le téléphone portable et l'argent que le vieux Akpa Michel avait dans la poche, destiné à payer la prestation du conducteur du tricycle sont demeurés intacts. Donnant ainsi l'impression qu'il ne s'agit pas d'un crime ordinaire qui impliquerait des voleurs de fonds qui pullulent la zone. Il s'agirait d'un assassinat bien planifié par ses auteurs. Mais qui pourrait bien l'être ? Que reprochent les tueurs au patriarche au point de le prendre en filature et d'aller l'exécuter dans sa propre plantation ? En scrutant toutes ces pistes, les voisinages constatent avec grand étonnement, l'absence injustifiée de Metch Eg Christophe et du benjamin Ezéchiel( 15 ans), tous deux des fils du patriarche. Des villageois soutiennent qu'ils auraient aperçu les deux enfants sur le chemin qui mène à la plantation quelques heures avant la découverte macabre. Coïncidence ! Qu'est ce qu'ils partaient y faire ? Mais jusqu'au dimanche 2 août soir, ils sont toujours portés disparus et l'on n' a aucune nouvelle d'eux. Pourquoi cette absence prolongée ? Où se trouvent ils ?
Des villageois concluent la thèse de leur culpabilité présumée dans ce meurtre. En effet, plusieurs raisons nourrissent leur hypothèse. Toujours selon nos sources, depuis près d'une décennie, entre le patriarche et sa deuxième épouse, mère de Metch Eg Christophe et Ezéchiel, le torchon brûle. Le ppartiarche aurait même répudié cette dernière avec ses 7 enfants qui ont regagné leur domicile. Désormais, le patriarche Akpa Michel vit avec sa première épouse et ses enfants. Plusieurs tentatives de médiation auraient été menées sans succès. Est-ce cette crise sentimentale qui a poussé les deux gamins à venger leur mère en commettant ce crime odieux et révoltant ? Les éléments de la gendarmerie nationale qui se sont rendus sur les lieux une enquête à cet effet pourront donner une réponse plus claire.
Aussi les deux enfants Metch Eg Christophe et son petit frère Ézéchiel sur qui pèsent de lourds soupçons sont activement recherchés. De leur côté, les populations de Cosrou organisent des battues dans les contrées alentours afin de mettre le grappin sur les deux présumés assassins.
Norbert Nkaka