Le parti des peuples africains (Ppaci) par la voix de son secrétaire général adjoint, chargé de la région du Guémon, Billaud Daniel Zéréoué s'est prononcé sur les évènements tragiques qui se sont déroulés le vendredi 20 et samedi 21 février dans le village de Bagohouo, localité située à proximité du mont Péko. Des heurts avaient éclaté entre des jeunes autochtones et des membres d'une communauté d'allogènes vivant dans le village. Le bilan est lourd : un autochtone tué, des blessés graves, des maisons et des plantations incendiées. Suite à ces événements graves, susceptibles de menacer la cohésion sociale dans cette région du Guemon déjà fragilisée par plusieurs années de conflits, Billaud Daniel Zéréoué, fils de la localité, s'est rendu à Bagohouo, le samedi 28 février. Sur place, il a demandé aux tenants du pouvoir de mener des enquêtes plus approfondies pour l'éclatement de la vérité. " Nous demandons des enquêtes plus approfondies afin que la vérité sur ces événements tragiques. Car cette région de la Côte d'Ivoire est toujours sujette à des conflits communautaires graves", a exigé le Secrétaire général adjoint du Ppa-ci chargé de la région du Guemon, qui a demandé aux populations de faire preuve de retenue et de renouer avec la cohésion. .
Pour le proche de Laurent Gbagbo dans la région du Guémon, les auteurs de ces actes doivent être démasqués, arrêtés et punis conformément à la loi. " L'ouest en général et le département de Duekoué a assez souffert des différentes crises que notre pays a connues. Alors que les autres régions ont pansé leurs plaies et aspirent au développement, l'ouest continue de subir encore des assassinats gratuits. Nous pensons que les autorités judiciaires vont mettre tout en œuvre pour que les auteurs de ces actes soient punis. En tout cas il faut que cela cesse", a-t-il indiqué au sortir d'une réunion. Poursuivant, il a dénoncé que des meurtres soient commis dans cette localité sans suite. " Nous venons d'écouter les populations. Elles nous ont signifié que depuis la fin de la crise en 2011, quatre crises de cette envergure ont été enregistrés dans cette localité. Certains de nos parents qui sont allés dans leurs plantations ont été retrouvés morts, souvent décapités. D'autres ne sont jamais revenus et les nombreuses recherches n'ont jamais permis de les retrouver. Les enquêtes ouvertes depuis ces périodes n'ont pas encore produit de résultats probants. Ces populations doivent-elles continuer à vivre avec cette psychose? Alors nous disons au Ppaci que l'état doit assurer la sécurité de tous ceux qui vivent sur le sol ivoirien sans exception et punir les auteurs présumés des barbaries d'où qu'elles viennent. La justice ivoirienne a démontré sa puissance de réaction à certaines occasions. Il faut donc réagir pour le cas de Bagohouo qui devient récurent. Si le gouvernement ne fait rien pour faire éclater la vérité, ceux qui ont perdu leur proche et ceux ayant perdu leurs biens continueront de se regarder en chiens de faïence. Cela pourrait gravement mettre à mal, la cohésion sociale dans cette localité et partant tout l'ouest" a-t-il interpellé. Avant de prendre congé des populations de Bagohouo, il a offert une enveloppe à la famille du défunt en guise de soutien. Il est bon de savoir que le samedi 21 février dernier une altercation a éclaté entre Bahié Jocelyn , un jeune autochtone et un autre de la communauté allogène. A la suite de cette bagarre, alors qu'il était endormi, des jeunes allogènes ont fait irruption au domicile de Bahié Jocelyn et lui ont asséné plusieurs coups de gourdins. Celui-ci décédera un peu plus tard dans un centre de santé où il a été admis. En représailles, des jeunes autochtones très excités ont mis le feu à plusieurs habitations appartenant aux allogènes.
Norbert Nkaka ( Info : Osmose K.)