"Les populations de Gblapleu vivent dans un climat de peur dû aux problèmes de limites des terres avec nos voisins de Guitrozon", souffle le chef Koué Antoine de Gblapleu
qui ne cesse d'alerter les cadres du caractère latent des conflits fonciers entre les habitants de Gblapleu et ceux de Guitrozon. En effet, en marge de la visite de compassion d' un cadre du Canton Zaké-Blao (Guiglo ) au chef dudit village suite au décès de son fils médecin, le chef Koué Antoine n'a pas caché son inquiétude. "Les nouvelles de chez nous ne sont pas très bonnes car nous vivons dans un climat de peur et de méfiance dû aux problèmes de limites des terres avec nos voisins de Guitrozon", a t il dans ses propos liminaires.
Le cadre a rétorqué que le conflits de limites des terres est source des conflits fonciers entre Gblapleu et Guitrozon. Plus grave, des habitants de Yaondé ayant pris parti pour Gblapleu alimente ce conflit qui oppose Gblapleu et les populations de Guitrozon, village situé à 2 km de Duékoué. L'inquiétude est d'autant grande que cette situation dans évolution actuelle pourrait aboutir à des conflits fonciers très meurtriers , vu la multitude de parties impliquées dans ce dossier.
Selon des sources, des habitants du village de Gblapleu de qui cultivent les parcelles de cette zone hautement confligènes sont souvent pris pour cible par des villageois de Guitrozon, ces derniers qui agressent les paysans de Gblapleu et s'emparent des récoltes, fruits d'une année de durs labeurs. Ces individus se réclamant du village de Guitrozon, brandissent qu'ils sont détenteurs d'un droit de foncier coutumier sur ces terres litigieuses. Ce que rejettent toujours les villageois de Gblapleu. Désormais c'est la loi du Talion dans cette zone vaste de plusieurs dizaines de milliers d'hectares.
Cette situation affecte les relations de bon voisinage et provoque un ralentissement drastique des transactions commerciales entre ces deux villages voisins, du fait de la dégradation des relations sociales naguère cordiales entre les populations. Guitrozon, il faut le dire, constitue le point de jonction entre Guiglo et Duékoué.
Face à l'empleur de la situation, l'implication des autorités administratives locales, notamment celles de Guiglo et de Duékoué ainsi que des chefs de terres serait la bienvenue pour tracer définitivement la frontière entre Duékoué et Guiglo sur cet axe routier.
Face à l'empleur de la situation, l'implication des autorités administratives locales, notamment celles de Guiglo et de Duékoué ainsi que des chefs de terres serait la bienvenue pour tracer définitivement la frontière entre Duékoué et Guiglo sur cet axe routier.
Les ressortissants du village de Gblapleu, unis autour de leur chef de village tentent de trouver tant bien que mal une solution définitive à cette question si sensible des terres qui enrhume d'ailleurs leurs relations d'avec leurs voisins et frères de Guitrozon. Ainsi, à en croire le chef Koué Antoine, il est nécessaire de tracer définitivement les limites entre nos deux villages, conformément aux documents administratifs délimitant la frontière entre Duékoué et Guiglo. Aussi est il important de convoquer une rencontre qui pourrait mettre à contribution les propriétaires terriens des villages Wê pour dire le droit coutumier et apaiser les esprits des manes afin de préserver le climat de paix et de cohésion sociale entre les populations dans cette partie du wêland.
"La mise à contribution de l'Agence foncière rurale (Afor) pour sécuriser les terres de Yaondé et de Guitrozon est jugée très indispensable", estime pour sa part , Mathias Lessiéhi, un cadre, natif du Canton Zaké-Blao très préoccupé par la situation qui prévaut dans cette contrée.
Le recours donc aux différentes autorités de l'AFOR pour sécuriser les terres des populations Wê de (Guiglo) et de Guitrozon a été jugé très indispensable pour "le retour définitif de la paix et de la sécurité entre les populations, gages de développement durable de Duékoué et de Guiglo. Notons que lors de la crise militaro politique de 2002 puis de la crise post électorale de 2011, les populations des cette contrée ont le plus lourd tribu avec des milliers de morts à Guitrozon.
Le recours donc aux différentes autorités de l'AFOR pour sécuriser les terres des populations Wê de (Guiglo) et de Guitrozon a été jugé très indispensable pour "le retour définitif de la paix et de la sécurité entre les populations, gages de développement durable de Duékoué et de Guiglo. Notons que lors de la crise militaro politique de 2002 puis de la crise post électorale de 2011, les populations des cette contrée ont le plus lourd tribu avec des milliers de morts à Guitrozon.
Norbert Nkaka (Une contribution de Ouncado Pierrot)