Fae Ermese, Sélectionneur des Eléphants de Côte d'Ivoire
Le mercredi 18 mars 2026 restera comme une date charnière dans la construction des Éléphants version Coupe du monde. Depuis la salle de conférence du stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, Emerse Faé a dévoilé une liste de 25 joueurs qui n'est pas seulement une sélection pour deux matchs amicaux. C'est un document de travail pour le Mondial. Un classement provisoire. Un premier verdict.
Le samedi 28 mars, au Stadium MK de Milton Keynes — à une heure de Londres — la Côte d'Ivoire croisera le fer avec la Corée du Sud. Trois jours plus tard, à Liverpool contre l'Écosse. Deux nations qualifiées pour le Mondial. Deux tests sérieux. Et pour les 25 joueurs retenus, deux chances de s'inscrire dans la liste définitive pour les États-Unis, le Canada et le Mexique, où les Éléphants entameront leur campagne le 14 juin face à l'Équateur, avant les chocs contre l'Allemagne et Curaçao.
Wahi et Godo : le pari de Faé sur deux inconnus porteurs d'avenir
C'est la grande nouvelle de cette liste : deux noms que beaucoup de supporters ivoiriens apprenaient à prononcer correctement le 18 mars au soir. Elye Wahi, 23 ans, attaquant de l'OGC Nice (prêté par l'Eintracht Francfort), et Martial Godo, 22 ans, ailier du RC Strasbourg. Deux Franco-Ivoiriens. Deux profils explosifs. Deux décisions assumées par un sélectionneur qui n'a jamais eu peur de bousculer les hiérarchies.
Le cas Wahi est particulièrement fascinant. Il y a encore six mois, l'ancien international Espoirs français était en galère à Francfort, relégué en tribune. Prêté à l'OGC Nice cet hiver, il s'est relancé de la plus belle des manières, enchaînant les buts en Ligue 1 et retrouvant une confiance perdue. Le geste qui a tout déclenché ? En célébrant l'un de ses buts, il a repris la célébration légendaire de Didier Drogba, icône des Éléphants — un message subliminal à peine codé. La suite était écrite. Emerse Faé a justifié la convocation en soulignant la démarche du joueur : "J'ai bien aimé qu'il ait cherché à nous rencontrer et expliquer sa position de maintenant par rapport à sa position d'avant. J'aime son investissement."
C'est la grande nouvelle de cette liste : deux noms que beaucoup de supporters ivoiriens apprenaient à prononcer correctement le 18 mars au soir. Elye Wahi, 23 ans, attaquant de l'OGC Nice (prêté par l'Eintracht Francfort), et Martial Godo, 22 ans, ailier du RC Strasbourg. Deux Franco-Ivoiriens. Deux profils explosifs. Deux décisions assumées par un sélectionneur qui n'a jamais eu peur de bousculer les hiérarchies.
Le cas Wahi est particulièrement fascinant. Il y a encore six mois, l'ancien international Espoirs français était en galère à Francfort, relégué en tribune. Prêté à l'OGC Nice cet hiver, il s'est relancé de la plus belle des manières, enchaînant les buts en Ligue 1 et retrouvant une confiance perdue. Le geste qui a tout déclenché ? En célébrant l'un de ses buts, il a repris la célébration légendaire de Didier Drogba, icône des Éléphants — un message subliminal à peine codé. La suite était écrite. Emerse Faé a justifié la convocation en soulignant la démarche du joueur : "J'ai bien aimé qu'il ait cherché à nous rencontrer et expliquer sa position de maintenant par rapport à sa position d'avant. J'aime son investissement."
"Il n'a certes pas un grand gabarit, mais il est capable de marquer dans toutes les situations."
— Emerse Faé, en conférence de presse, à propos d'Elye Wahi
Pour Martial Godo, c'est une toute autre trajectoire, encore plus romanesque. Né à Londres de parents ivoiriens, il a longtemps évolué hors des circuits académiques traditionnels. Il y a encore cinq ans, il jouait en septième division anglaise sous les couleurs de Margate. Aujourd'hui, il s'impose comme titulaire important dans l'effectif strasbourgeois après un début d'année 2026 exceptionnel : 7 buts et 2 passes décisives sur ses 9 derniers matchs toutes compétitions confondues. Son profil d'ailier droit percutant, capable de dribbles instinctifs et de vitesse pure, en fait exactement le type de joueur qu'un sélectionneur cherche quand il veut déstabiliser une défense adverse à pleine vitesse.
La liste des 25 — Fenêtre FIFA Mars 2026
Le retour des fils prodigues : Adingra et Singo relancent leurs candidatures
Dans cette liste, il n'y a pas que les nouveaux qui méritent attention. Les retours de Simon Adingra et Wilfried Singo, absents lors de la CAN 2025 au Maroc, viennent renforcer un groupe en quête de stabilité et d'efficacité. Simon Adingra, que l'on disait cramé après une longue période de disette sous les couleurs de Brighton, a retrouvé du mordant depuis son prêt à Monaco. C'est un ailier gauche de classe internationale quand il est en confiance — rapide, technique, décisif. Son retour est une bonne nouvelle.
Wilfried Singo, lui, c'est la couverture côté droit. Physique, percutant, capable de monter aussi bien défendre qu'attaquer. Sa fiabilité est reconnue. Et pour un Mondial où les duels individuels sur les côtés seront décisifs — face à l'Allemagne de Musiala, face à l'Équateur — avoir Singo dans la liste n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
Les absents qui parlent
Une liste ne se lit pas seulement par ses présences. Les absences, elles aussi, racontent une histoire. Et dans celle de Faé pour mars 2026, trois noms font débat dans les rues d'Abidjan, sur les réseaux sociaux et dans les bars où l'on cause football.
Dans cette liste, il n'y a pas que les nouveaux qui méritent attention. Les retours de Simon Adingra et Wilfried Singo, absents lors de la CAN 2025 au Maroc, viennent renforcer un groupe en quête de stabilité et d'efficacité. Simon Adingra, que l'on disait cramé après une longue période de disette sous les couleurs de Brighton, a retrouvé du mordant depuis son prêt à Monaco. C'est un ailier gauche de classe internationale quand il est en confiance — rapide, technique, décisif. Son retour est une bonne nouvelle.
Wilfried Singo, lui, c'est la couverture côté droit. Physique, percutant, capable de monter aussi bien défendre qu'attaquer. Sa fiabilité est reconnue. Et pour un Mondial où les duels individuels sur les côtés seront décisifs — face à l'Allemagne de Musiala, face à l'Équateur — avoir Singo dans la liste n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
Les absents qui parlent
Une liste ne se lit pas seulement par ses présences. Les absences, elles aussi, racontent une histoire. Et dans celle de Faé pour mars 2026, trois noms font débat dans les rues d'Abidjan, sur les réseaux sociaux et dans les bars où l'on cause football.
Corée du Sud : l'adversaire idéal pour une répétition générale
L'adversaire du 28 mars n'a pas été choisi au hasard. La Corée du Sud est une équipe asiatique qui sait jouer au football à haut niveau — rapide, organisée, disciplinée — avec un pressing haut et un bloc défensif solide. Tout le contraire d'un adversaire qui se laisse faire. C'est exactement ce dont les Éléphants ont besoin : un test qui oblige à se battre, à s'organiser, à trouver des solutions quand ça résiste.
Les deux équipes étant qualifiées pour le Mondial 2026, ce match représente l'une des dernières occasions pour les joueurs d'impressionner avant la sélection finale. Et pour les Coréens, c'est la même chose. On verra donc deux équipes jouer pour de vrai, pas pour faire beau. C'est ce qu'il faut.
Le groupe E : l'Allemagne dans le viseur
Derrière ces matchs amicaux se profile l'essentiel : le groupe E du Mondial 2026. Côte d'Ivoire, Allemagne, Équateur, Curaçao. Un groupe exigeant, mais abordable. L'Allemagne est la montagne à escalader — la nation à quatre étoiles, en reconstruction certes, mais toujours menaçante. L'Équateur est en pleine montée en puissance. Curaçao vit son premier Mondial. Et la Côte d'Ivoire, elle, cherche à franchir ce cap historique que personne n'a encore réussi : atteindre le deuxième tour d'une Coupe du monde.
C'est là que le projet de Faé prend tout son sens. La liste de mars n'est pas construite pour battre la Corée du Sud. Elle est construite pour battre l'Allemagne le 20 juin à Toronto, et résister à l'Équateur le 14 juin à Philadelphie. Chaque choix — Wahi pour la profondeur offensive, Godo pour la percussion, Kessié et Sangaré pour le bloc au milieu — s'inscrit dans une logique tactique précise.
Junior Gnapié
L'adversaire du 28 mars n'a pas été choisi au hasard. La Corée du Sud est une équipe asiatique qui sait jouer au football à haut niveau — rapide, organisée, disciplinée — avec un pressing haut et un bloc défensif solide. Tout le contraire d'un adversaire qui se laisse faire. C'est exactement ce dont les Éléphants ont besoin : un test qui oblige à se battre, à s'organiser, à trouver des solutions quand ça résiste.
Les deux équipes étant qualifiées pour le Mondial 2026, ce match représente l'une des dernières occasions pour les joueurs d'impressionner avant la sélection finale. Et pour les Coréens, c'est la même chose. On verra donc deux équipes jouer pour de vrai, pas pour faire beau. C'est ce qu'il faut.
Le groupe E : l'Allemagne dans le viseur
Derrière ces matchs amicaux se profile l'essentiel : le groupe E du Mondial 2026. Côte d'Ivoire, Allemagne, Équateur, Curaçao. Un groupe exigeant, mais abordable. L'Allemagne est la montagne à escalader — la nation à quatre étoiles, en reconstruction certes, mais toujours menaçante. L'Équateur est en pleine montée en puissance. Curaçao vit son premier Mondial. Et la Côte d'Ivoire, elle, cherche à franchir ce cap historique que personne n'a encore réussi : atteindre le deuxième tour d'une Coupe du monde.
C'est là que le projet de Faé prend tout son sens. La liste de mars n'est pas construite pour battre la Corée du Sud. Elle est construite pour battre l'Allemagne le 20 juin à Toronto, et résister à l'Équateur le 14 juin à Philadelphie. Chaque choix — Wahi pour la profondeur offensive, Godo pour la percussion, Kessié et Sangaré pour le bloc au milieu — s'inscrit dans une logique tactique précise.
"Ces amicaux serviront à évaluer les joueurs en conditions réelles. L'objectif reste clair : identifier les profils les plus performants à quelques mois de la Coupe du monde."
— Analyse de la stratégie Faé, Stadivoire.com
Junior Gnapié