Finale CAN 2025 : Maroc–Sénégal, deux Lions pour une couronne

Rédigé par Guy Martial le Dimanche 18 Janvier 2026 à 20:27 | Lu 53 fois


Le rideau va tomber sur la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce dimanche 18 janvier 2026, à partir de 20 heures, le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat accueillera une finale au parfum d’histoire : les Lions de l’Atlas du Maroc face aux Lions de la Teranga du Sénégal. Deux nations, deux trajectoires, un seul trône continental à conquérir.


Finale CAN 2025 : Maroc–Sénégal, deux Lions pour une couronne



Marrakech, 18 janvier 2026 – Par Guy Martial, envoyé spécial
Rarement une finale de CAN aura opposé deux équipes aussi sûres de leur force. Pays hôte, le Maroc rêve de renouer avec un sacre qui lui échappe depuis 1976. En face, le Sénégal, champion d’Afrique en 2021, avance avec l’ambition assumée d’inscrire durablement son nom au sommet du football africain en décrochant une deuxième étoile. Entre ferveur populaire et expérience des grands rendez-vous, l’Afrique s’apprête à vivre un sommet.

Deux parcours maîtrisés jusqu’à l’apothéose
La présence du Maroc et du Sénégal en finale ne doit rien au hasard. Les deux sélections ont traversé la compétition avec constance, autorité et une solidité remarquable dans les moments clés.

Maroc : la promesse tenue du pays hôte
Portés par un public acquis à leur cause, les hommes de Walid Regragui ont progressivement monté en puissance. Leaders solides du groupe A, les Lions de l’Atlas ont su allier maîtrise tactique et sang-froid.
En huitième de finale, le Maroc a franchi l’obstacle tanzanien sans trembler (1-0). Le véritable signal fort est venu en quarts, avec une victoire nette et maîtrisée face au Cameroun (2-0), illuminée par la justesse technique de Brahim Díaz. En demi-finale, face au Nigeria, les Marocains ont fait preuve de caractère, s’imposant aux tirs au but après un combat fermé (0-0, 4-2 t.a.b.), grâce notamment à un Yassine Bounou impérial.

Sénégal : la force tranquille du champion
Le Sénégal, dirigé par Pape Thiaw, a avancé avec la sérénité d’un champion sûr de ses bases. Premier du groupe D, le tenant du titre a imposé son rythme dès les phases à élimination directe.
Le Soudan a été écarté sans ménagement en huitièmes (3-1), avant une démonstration de discipline tactique contre le Mali en quarts (1-0). En demi-finale, les Lions de la Teranga ont livré un match de haute intensité face à l’Égypte, remporté sur la plus petite des marges (1-0), grâce à un éclair de Sadio Mané, encore décisif lorsque l’enjeu est maximal.

Des individualités capables de faire basculer la finale
Cette finale sera aussi un choc de talents et de leadership.
Côté marocain, Brahim Díaz, meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations, incarne la créativité et la percussion offensive. Achraf Hakimi, capitaine exemplaire, apporte son volume de jeu et son impact sur le couloir droit, tandis que Bounou, véritable assurance tous risques, sera l’un des hommes les plus observés de la soirée.
Chez les Sénégalais, Sadio Mané reste l’âme et le moteur émotionnel de l’équipe. À ses côtés, Lamine Camara s’est imposé comme le régulateur du milieu de terrain, et Nicolas Jackson, par sa puissance et son jeu dos au but, représente une menace constante pour les défenses adverses.
Seule ombre au tableau sénégalais : l’absence de Kalidou Koulibaly, suspendu pour cette finale. Un manque de poids dans l’axe défensif que le staff devra compenser par une organisation irréprochable.

Une finale pour l’histoire
Les chiffres racontent une rivalité ancienne, mais jamais encore décisive à ce niveau. Maroc et Sénégal se sont affrontés à 31 reprises, avec un léger avantage historique pour les Lions de l’Atlas. Pourtant, jamais ces deux nations ne s’étaient retrouvées face à face en finale de CAN.
L’enjeu est clair : une deuxième étoile pour l’un comme pour l’autre. Le Maroc, champion en 1976, rêve d’un sacre à domicile. Le Sénégal veut confirmer son statut de référence continentale.

Autre symbole fort de cette affiche : la meilleure défense du tournoi, le Maroc (un seul but encaissé), se dressera face à la meilleure attaque, celle du Sénégal. Une opposition de styles qui promet un duel tendu, stratégique et indécis jusqu’au bout.
Ce dimanche soir, sous les projecteurs de Rabat et dans une enceinte promise à l’incandescence, une seule équipe fera rugir sa meute sur le toit de l’Afrique. Le rendez-vous est pris.
L’histoire attend son nouveau roi.


Dans la même rubrique :