Intervention américaine au Venezuela : capture de Nicolás Maduro, un tournant historique ou une violation du droit international ?

Rédigé par Junior Gnapié le Dimanche 4 Janvier 2026 à 23:19 | Lu 66 fois


Caracas / New York – 4 janvier 2026 – Dans une manœuvre sans précédent, les États-Unis ont lancé dans la nuit du samedi 3 janvier une opération militaire d’envergure au Venezuela, menée par leurs forces armées et des unités spécialisées, aboutissant à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. L’ancien dirigeant est désormais détenu à New York où il doit faire face à des accusations fédérales de narcoterrorisme et de trafic de stupéfiants.


Intervention américaine au Venezuela : capture de Nicolás Maduro, un tournant historique ou une violation du droit international ?




Opération « Absolute Resolve » : les faits
Selon des sources officielles américaines, l’opération baptisée Absolute Resolve a débuté aux alentours de 2h du matin (heure locale), avec d’importantes frappes aériennes et des raids coordonnés sur plusieurs positions stratégiques autour de Caracas, y compris des installations militaires.

Des témoins ont rapporté des explosions et des blackout électriques dans la capitale, alors que des hélicoptères spéciaux pénétraient profondément dans le territoire pour atteindre la résidence sécurisée du président Maduro. Malgré une résistance initiale, les forces américaines ont capturé Maduro et sa femme, qui ont ensuite été transférés par voie aérienne jusqu’à un navire de l’US Navy dans les eaux internationales avant d’être conduits à New York pour y être présentés devant la justice fédérale.

La Maison-Blanche, par la voix de l’ancien président Donald Trump, a justifié l’opération comme une « action décisive contre un régime illégitime, narcotrafiquant et dangereux », annonçant que les États-Unis allaient « diriger temporairement le Venezuela » afin d’assurer une transition « sûre et ordonnée ».

Un coup d’État ou une action légale ?
Sur le plan juridique, l’intervention américaine divise. Pour Washington, l’arrestation de Maduro s’inscrit dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux accusés d’avoir transformé l’État vénézuélien en un centre majeur du narcotrafic. Cette justification s’appuie sur des mandats d’arrêt américains datant de plusieurs années.

Cependant, de nombreux experts en droit international affirment que l’opération constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela et du droit international, car elle a été menée sans mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et sans invitation de l’État vénézuélien. Selon un spécialiste de Chatham House, « aucune justification légale ne peut couvrir l’utilisation de la force militaire contre un État souverain qui n’a pas attaqué le demandeur ». 

Réactions internationales : un monde divisé
L’opération a suscité une onde de choc mondiale. Plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Brésil, le Mexique, la Colombie, et le Chili, ont fermement condamné l’intervention, la qualifiant de violation inacceptable de la souveraineté et appelant à une désescalade immédiate.

Des puissances comme la Chine et l’Iran ont dénoncé l’action américaine, parlant de « comportement hégémonique » qui menace la paix régionale et mondiale.
En Europe, les réactions sont contrastées : l’Espagne a souligné que l’intervention contrevient au droit international, tandis que le Royaume-Uni a insisté sur la nécessité de respecter les lois internationales tout en appelant à une solution pacifique.

Venezuela : un vide politique et une crise intérieure
À Caracas, la capture de Maduro a plongé le pays dans une incertitude politique totale. Le Tribunal suprême vénézuélien a nommé la vice-présidente Delcy Rodríguez présidente par intérim, mais sa légitimité reste contestée, et le soutien des forces armées n’est pas uniforme.

Des manifestations pro-Maduro et anti-intervention ont éclaté à travers le pays, tandis que d’autres Vénézuéliens, épuisés par des années de crise économique et d’hyperinflation, espèrent un changement politique qui pourrait ouvrir la voie à un nouveau processus démocratique.

Conséquences régionales : un précédent dangereux ?
L’incursion américaine pourrait remodeler les relations entre les États-Unis et l’Amérique latine pour les décennies à venir. Plusieurs gouvernements voient dans cette opération un dangereux précédent qui pourrait justifier des interventions futures dans la région, sapant la confiance et intensifiant les tensions.

Sur le plan géopolitique, la capture d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère rappelle des épisodes historiques controversés, et pourrait surtout ébranler la stabilité du système international, déjà fragilisé par de multiples crises.

Junior Gnapié



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