L'Afrique à l'épreuve de l'état de nature

Rédigé par Abidjan4all le Dimanche 9 Mai 2021 à 22:38 | Lu 406 fois


A regarder de près les comportements et agissements des Africains, tous grades et qualités confondus, on note cette grossière propension au désordre comme si nous étions inconsciemment tourmentés par une réminiscence, celle d'un retour à l'état de nature.


Carte d'Afrique
Visiblement, cette vie antérieure caractérisée par l'absence de lois, par une liberté infiniment avilissante faite de brutalité et d'agressivité, négation de l'humanité pensante et ordonnée, semble nous attirer tel un aimant. Ceux d'entre nous qui se battent pour échapper à cette descente aux enfers, du Cap-Vert au Cap en Afrique du sud, comme pour prendre le continent d'un bout à l'autre, semblent quantité négligeable et l'exception. Ils sont vite nivelés par le bas par la grande majorité. 

Oui nous ne semblons pas aimer la loi, nous ne semblons pas aimer les règles sociales, nous ne semblons pas aimer l'état civil, nous semblons l'abhorer même. 
Sinon comment comprendre que nous ayons réduit toutes nos réglementations y compris la norme des normes, à de simples écritures abstraites ?
En effet, combien sont-ils les Etats africains qui respectent et font respecter les lois qu'ils se sont librement données ?

Rien de surprenant lorsqu'il est établi que les Présidents élus le sont par le soutien aveugle de leurs ethnies et que les Ministres nommés le sont en terme de récompense pour leur militantisme. 
Ces derniers, une fois bombardés n'ont aucune obligation de résultats, n'ont pas de compte à rendre aux populations. Leur seule présence aux conseils des Ministres suffit à donner du contenu à leur mission. Ni évaluation, ni actions correctives, ni sanctions.

Les libertés publiques
La conséquence de cet atavisme, est que nos Etats et leurs territoires, leurs villes et villages sont de véritables jungles, de véritables capharnaüm. Ici, l'incivisme est la marque déposée et la loi du plus fort dans tous les sens du terme, est la meilleure. Les interdits sont royalement violés et les abus de toutes sortes célébrés. Nous vous en épargnons les tableaux croustillants. C'est l'impunité XXL parce que ceux qui sont chargés de faire respecter les règles, sont les premiers à les fouler aux pieds. Nos sages ont bien raison lorsqu'ils affirment que "c'est par la tête que le poisson pourrit". 

Du Cap-Vert au Cap en Afrique du sud, si nous faisons abstraction de l'exception, l'état de nature semble avoir pris le dessus sur l'état civil. Le quotidien de nos Etats rime avec insécurité donc médiocrité de la vie, là où certains peuples que paradoxalement nous citons en exemple, conjuguent le leur en terme de qualité.
Ici aussi, rien de surprenant que nos compatriotes qui se sont retrouvés de l'autre côté de l'océan aient du mal à revenir au bercail. Ils ont goûté à la qualité de la vie, faite de respect de la loi, de droits et de devoirs. Ils ne peuvent plus s'accommoder de notre précarité. Ils viennent juste pour quelques jours de soleil et repartent avant que celui-ci ne se transforme en feu. Il faut les comprendre et nous les comprenons bien. 

Et pourtant, il n'y a ni fatalité ni malédiction. 
Il nous suffit simplement de nous armer de volonté, de courage politique et d'ambitions pour que la laide réminiscence meurt de sa belle mort et que l'état civil devienne une réalité vécue pour le bonheur de nos populations. 

A cela, la bonne graine y travaille, partout en Afrique.

Gnêrèwolloh

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