Une grande page se tourne sur le processus électoral en Côte d'Ivoire. La Commission électorale indépendante (CEI) "s'en est allée". Elle est dissoute ce mercredi 6 mai par une ordonnance prise au dernier Conseil des ministres. Créée par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001 conformément à la Constitution du 1er août 2000, la CEI a succédé à la Commission nationale indépendante dirigée par Honoré Guié sous l'ère Guéi Robert. Sa principale mission était l'organisation et la supervision des élections et référendum.
Une dissolution diversement interprétée. D'aucuns se posent la question sur les raisons d'une telle ordonnance consacrant la "mort subite" de l'équipe dirigée par Kuibiert Coulibaly Ibrahime. Selon le porte parole du gouvernement, le ministre Amadou Coulibaly, la CEI était depuis des lurettes dans l'oeil du cyclone des nombreux ivoiriens, mais singulièrement ceux de l'opposition, qui voient dans cette institution, "un tapis rouge dressé pour le pouvoir".
Dans une récente déclaration, le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan avait sollicité sa dissolution. D'autres militants de partis d'opposition n'ont de cesse d'accuser le président de la CEI Kuibiert Coulibaly et son équipe, via les réseaux sociaux, d'être de mèche avec le pouvoir. Vrai ou faux ? En tout cas les occasions n'ont pas manqué pour ceux-ci de fustiger cette institution qui n'a d'ailleurs jamais fait l'unanimité des acteurs politiques depuis pratiquement 25 ans. "Au terme du dernier cycle électoral et au regard des réserves relevées à l'endroit de cette institution ainsi que des critiques dont elle a fait l'objet, le Conseil a décidé de sa dissolution. Celle-ci ouvre la voie à l'avènement d'un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer les acteurs politiques et les ivoiriens et de garantir durablement la tenue d'élections apaisées", a justifié Amadou Coulibaly.
Concernant la structure qui va substituer cet instrument de gestion des élections et des référendum, le porte-parole du gouvernement n'a pas donné de détails. Il a convenu que la CEI est toujours au coeur des débats, entachant sa crédibilité. "Le gouvernement est à l'écoute de toutes les populations. Une nouvelle ère va s'ouvrir. L'objectif est d'arriver à l'organisation d'élections apaisée de façon durable et qui rassure les populations", confesse t-il.
Quel est le sort du personnel ? À cette question d'un journaliste, le porte-parole du gouvernement est sans ambages " La CEI est dissoute, c'est ce qui arrive chaque fois qu'une structure est dissoute. Chacun retrouvera sa place initiale. Vous vous inquiétez pour le personnel. Chacun va se recaser soit dans le public soit dans le privé et en fonction de ses compétences", a tranché Amadou Coulibaly. Autant dire que la CEI, c'est désormais fini. Les populations attendent donc d'ici-là, la structure qui sera mise en place sur les cendres de la Commission électorale indépendante (CEI). Mais cette dissolution garde tout de même une saveur amère.
Quel est le sort du personnel ? À cette question d'un journaliste, le porte-parole du gouvernement est sans ambages " La CEI est dissoute, c'est ce qui arrive chaque fois qu'une structure est dissoute. Chacun retrouvera sa place initiale. Vous vous inquiétez pour le personnel. Chacun va se recaser soit dans le public soit dans le privé et en fonction de ses compétences", a tranché Amadou Coulibaly. Autant dire que la CEI, c'est désormais fini. Les populations attendent donc d'ici-là, la structure qui sera mise en place sur les cendres de la Commission électorale indépendante (CEI). Mais cette dissolution garde tout de même une saveur amère.
Norbert Nkaka