expression démocratique et liberté de parole — au cœur du débat politique africain sur la gouvernance. © Unsplash / Photo libre de droits
✍️ Opinion libre🌍 Politique africaine🇧🇫 Burkina Faso
📌 Note de la rédaction : Abidjan4All publie cette tribune dans le cadre de sa rubrique Libre Opinion. Les propos et positions exprimés ci-dessous sont ceux de l'auteur et n'engagent que sa seule responsabilité. Le texte est reproduit intégralement, sans modification, ajout ni retranchement.
Si cette abomination n'avait pas été prononcée par un Chef d'Etat à l'occasion d'une interview politique, autrement dit d'un rendu politique public, on aurait passé notre chemin en riant sous cape. On s'y arrête parce que la psychologie du gouvernant impacte fortement la vie des gouvernés.
A tous points de vue, cette affirmation est fausse car contredite par les faits.
Elle est à la fois Intellectuellement, historiquement et politiquement fausse.
En effet, c'est ostensiblement faire injure à toutes ces générations d'intellectuels africains, qui dès le collège et même le primaire ont appris à définir la démocratie dans son étymologie et sa typologie comme l'expression du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.
Ils ont également appris de leurs humanités riches des grandes thèses des non moins grands théoriciens de l'histoire de l'humanité que de tous les systèmes de gouvernance de la cité dans sa pluralité et sa diversité, la démocratie apparaît comme le moins mauvais.
Elle est ainsi digne d'intérêt parce que son exercice tend à instaurer justice et égalité entre les hommes, qui par ailleurs naissent libres et égaux en droit.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie telle que définie ne saurait être un poison. Elle est plutôt un nectar pour les peuples friands de liberté et de vie.
Historiquement, de la Grèce antique à nos jours, d'Athènes à Stockholm, la démocratie comme système politique révélateur des grands hommes d'Etat et catalyseur des grandes nations, semble avoir fait son chemin et continue de faire son chemin. C'est même au nom de la démocratie que d'émminents révolutionnaires tels que "le Che" et "Thomas Sankara" ont inscrit leur nom dans les annales de l'histoire de leur pays.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie ne tue pas. Bien au contraire elle est le terreau fertile à l'éclosion de personnalités à qui paradoxalement vous voulez ressembler.
Politiquement, le principe étant que l'exception confirme la règle, la carte des nations développées semble se confondre avec celle des nations ayant opté pour la pratique démocratique, ce si long chemin.
C'est la souveraineté populaire, l'égalité des droits et le respect des libertés, l'état de droit et la séparation des pouvoirs qui garantissent la cohésion et l'émancipation sociales.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie ne tue pas. Bien au contraire, elle élève les nations donc l'humanité à une étape supérieure de conscience et de bien-être.
A contrario, Oui Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, ce qui à grande échelle tue sous les tropiques, c'est à la fois le populisme qui se nourrit de l'analphabétisme des populations et les agendas cachés de ceux qui instrumentalisent les réelles angoisses des populations. Ce qui tue inexorablement, ce sont les putchs qui s'enracinent et deviennent des dictatures, autrement dit tout le contraire de la démocratie.
Gardons-nous donc de vouloir réinventer la roue, parce qu'il n'y a rien de nouveau sous les tropiques et les pôles.
Elle est à la fois Intellectuellement, historiquement et politiquement fausse.
En effet, c'est ostensiblement faire injure à toutes ces générations d'intellectuels africains, qui dès le collège et même le primaire ont appris à définir la démocratie dans son étymologie et sa typologie comme l'expression du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.
Ils ont également appris de leurs humanités riches des grandes thèses des non moins grands théoriciens de l'histoire de l'humanité que de tous les systèmes de gouvernance de la cité dans sa pluralité et sa diversité, la démocratie apparaît comme le moins mauvais.
Elle est ainsi digne d'intérêt parce que son exercice tend à instaurer justice et égalité entre les hommes, qui par ailleurs naissent libres et égaux en droit.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie telle que définie ne saurait être un poison. Elle est plutôt un nectar pour les peuples friands de liberté et de vie.
Historiquement, de la Grèce antique à nos jours, d'Athènes à Stockholm, la démocratie comme système politique révélateur des grands hommes d'Etat et catalyseur des grandes nations, semble avoir fait son chemin et continue de faire son chemin. C'est même au nom de la démocratie que d'émminents révolutionnaires tels que "le Che" et "Thomas Sankara" ont inscrit leur nom dans les annales de l'histoire de leur pays.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie ne tue pas. Bien au contraire elle est le terreau fertile à l'éclosion de personnalités à qui paradoxalement vous voulez ressembler.
Politiquement, le principe étant que l'exception confirme la règle, la carte des nations développées semble se confondre avec celle des nations ayant opté pour la pratique démocratique, ce si long chemin.
C'est la souveraineté populaire, l'égalité des droits et le respect des libertés, l'état de droit et la séparation des pouvoirs qui garantissent la cohésion et l'émancipation sociales.
Non Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, la démocratie ne tue pas. Bien au contraire, elle élève les nations donc l'humanité à une étape supérieure de conscience et de bien-être.
A contrario, Oui Monsieur le Chef de l'Etat du Burkina Faso, ce qui à grande échelle tue sous les tropiques, c'est à la fois le populisme qui se nourrit de l'analphabétisme des populations et les agendas cachés de ceux qui instrumentalisent les réelles angoisses des populations. Ce qui tue inexorablement, ce sont les putchs qui s'enracinent et deviennent des dictatures, autrement dit tout le contraire de la démocratie.
Gardons-nous donc de vouloir réinventer la roue, parce qu'il n'y a rien de nouveau sous les tropiques et les pôles.
KS
Koulibaly Seydou Président délégué en charge de la Planification et de l'Organisation — CDV/FPI
Démocratie Burkina Faso Gouvernance africaine Populisme CDV/FPI Libre opinion Ibrahim Traoré Afrique de l'Ouest