Selon des sources, ce mouvement d’humeur de ces transporteurs est consécutif à la réunion tenue le mardi 17 février 2026 à la préfecture, sous la conduite du secrétaire général 1, à laquelle Stéphane Guiriga avait convié les responsables administratifs, les services des transports, les leaders communautaires ainsi que les acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de taxis et de moto-taxis. En effet, au cours de cette rencontre, l'autorité administrative locale a annoncé l'application des nouvelles mesures prises par le ministère des transports et des affaires maritimes, à travers la direction générale des transports terrestres (Dgtt) visant au renforcement de l’application des textes réglementaires régissant le transport.
Les contrôles porteront principalement sur la détention du permis de conduire, les visites techniques, les assurances ainsi que le respect du port du casque pour les conducteurs de motos. Les autorités ont également indiqué que certaines infractions seront particulièrement ciblées, notamment l’alcool au volant et les cas de surcharge. Des contrôles inopinés dans les centres de visite technique sont aussi annoncés, tout comme un suivi plus rigoureux du système de points du permis de conduire. Les transporteurs spécialisés dans le gaz, les hydrocarbures et les matériaux sont également concernés par ces mesures.
Par ailleurs, la mairie de Man a pris des dispositions locales visant à renforcer la sécurité routière. Parmi celles-ci figure l’interdiction des parades de motos lors des cérémonies de mariages, souvent dénoncées pour leur caractère extrêmement dangereux. Selon le président des syndicats de taxis de la ville, Doumbia Anzoumana, ces différentes décisions ont suscité l’inquiétude des chauffeurs, allant même jusqu'à la vive contestation de certains conducteurs de taxis communaux. Ceux-ci ont alors décidé d’observer un arrêt de travail tôt dans la matinée pour exprimer leur désapprobation face à ces mesures appliquées presque sur toute l'étendue du territoire national. Ainsi donc, tôt le matin, certains fonctionnaires et des commerçants ont dû se résoudre à regagner leurs lieux de travail à pied. Les chauffeurs de taxis ayant choisi ainsi de paralyser la ville. Mais très rapidement, les autorités montent au créneau pour interpeller les responsables syndicaux afin de rétablir l'ordre. Ainsi, toujours selon nos sources, la situation s’est progressivement normalisée dans l’après-midi. À en croire les propos de Doumbia Anzoumana, une première réunion s’est tenue dans la matinée avec les responsables des transports, suivie d’une seconde rencontre avec le secrétaire général 1 de la préfecture, Stéphane Guiriga. Ces échanges ont permis la reprise des activités des taxis communaux dans l’attente d’un consensus entre les autorités et les transporteurs afin de permettre aux chauffeurs de se conformer aux exigences de la nouvelle réglementation de la circulation en vigueur. Cette attitude des chauffeurs de taxi communaux intervient dans un contexte de crise marqué par l'incivisme et l'insécurité. Des conducteurs sans permis de conduire ou ivres au volant, des véhicules en épaves et démunis de pièces afférentes et le non respect des codes de la route, les motocyclistes sans casque et roulant à vive allure, constituent le lot des quotidiens sur nos routes. Conséquence, les accidents spectaculaires causant de nombreuses victimes.
Norbert Nkaka