Le transport lagunaire, notamment celui pratiqué dans la zone de Koumassi Saint Michel a été fortement perturbé ce lundi 9 février. Les nombreux usagers, surtout les commerçantes de poissons qui effectuent la traversée sur cette partie de la lagune pour regagner les autres rives, ont dû se résoudre à d'autres moyens de locomotion. La tension au niveau des propriétaires et autres conducteurs des pinasses était également palpable. Et pour cause, des éléments de la direction de la police maritime et de la logistique navale fortement déployés, avec à leur tête, le lieutenant-colonel Dougoné Serge, ont effectué une opération d'envergure en ces lieux. Cette opération a été savamment et rondement planifiée au point que les conducteurs de ces engins étaient comme pris au piège et complètement tétanisés. Ils n'ont pu esquisser la moindre résistance. Un beau coup de filets, dirait-on. Selon d'ailleurs le premier responsable, le lieutenant-colonel Dougoné Serge, cette action avait pour objectif de réprimer vigoureusement les infractions dans le transport lagunaire des passagers.
"Il s'agit du début d'une vaste opération qui va s'étendre durant toute l'année sur les flancs d'eau lagunaire utilisé pour le transport des usagers. Car après la phase de sensibilisation, nous sommes passés maintenant à la phase de répression", a-t-il expliqué cette opération " Coup de poing ". Il faut noter que, pour la pratique du transport lagunaire, les différents opérateurs devront s'acquitter d'un certain nombre de documents et de matériels, notamment une assurance, la carte de circulation, des gilets de sauvetage correspondants aux types de pinasse et surtout éviter les surcharges. Malheureusement, en dépit des sensibilisations menées à maintes reprises pour amener les usagers à s'y conformer, la quasi-totalité fait la sourde oreille. Face à un tel bras de fer, l'équipe dirigée par le lieutenant-colonel Dougoné Serge a alors décidé de passer à la phase supérieure pour garantir la sécurité des usagers.
En tout cas l'opération était certes vigoureuse et les conséquences très fâcheuses d'autant que le trafic est en partie paralysé à cet endroit d’ordinaire très agité et bondé de monde. Mais elle est saluée par une partie des populations qui demandent une réglementation de ce trafic afin de mettre fin à l'anarchie et au désordre.
"On ne peut pas continuer de s'enrichir impunément sur le dos de l'État. Mais pire, certaines pinasses sont parfois surchargées et non dotées de gilets de sauvetage. En cas d'accident, c'est la mort assurée. Il est donc temps de mettre de l'ordre", dénonce un habitant de Koumassi. Fort heureusement, la direction de la police maritime et de la logistique navale qui émane de la direction générale des affaires maritimes (Dgam), a décidé de prendre le taureau par les cornes. Cette opération d'envergure est un signal fort et sonne comme une solution alternative aux naufrages constatés ces derniers temps sur les plans d'eau lagunaire. On se souvient qu'en avril 2025 dans localité de Tiaha, dans le département de Dabou, une embarcation de fortune, surchargée et dépourvue de toutes les commodités a coûté la vie à 12 gamins, tous des élèves, qui revenaient pourtant d'une fête religieuse. L'opération menée ce lundi 9 février à Koumassi Saint Michel doit être une alerte à tous les utilisateurs des pinasses, où qu'ils se trouvent, afin de se conformer aux exigences élémentaires qui régissent le transport lagunaire. Il y va de la sécurité et de la vie des populations.
"On ne peut pas continuer de s'enrichir impunément sur le dos de l'État. Mais pire, certaines pinasses sont parfois surchargées et non dotées de gilets de sauvetage. En cas d'accident, c'est la mort assurée. Il est donc temps de mettre de l'ordre", dénonce un habitant de Koumassi. Fort heureusement, la direction de la police maritime et de la logistique navale qui émane de la direction générale des affaires maritimes (Dgam), a décidé de prendre le taureau par les cornes. Cette opération d'envergure est un signal fort et sonne comme une solution alternative aux naufrages constatés ces derniers temps sur les plans d'eau lagunaire. On se souvient qu'en avril 2025 dans localité de Tiaha, dans le département de Dabou, une embarcation de fortune, surchargée et dépourvue de toutes les commodités a coûté la vie à 12 gamins, tous des élèves, qui revenaient pourtant d'une fête religieuse. L'opération menée ce lundi 9 février à Koumassi Saint Michel doit être une alerte à tous les utilisateurs des pinasses, où qu'ils se trouvent, afin de se conformer aux exigences élémentaires qui régissent le transport lagunaire. Il y va de la sécurité et de la vie des populations.
Norbert Nkaka