L'atmosphère était surchauffée le samedi 10 janvier dans le village de Totrodrou, localité du département de Kouibly suite au décès tragique d'un jeune conducteur de taxi-moto. N'eut été l'intervention de certains cadres pour calmer les ardeurs des villageois en colère, on aurait assisté à une scène de "vendetta" qui pourrait corser le nombre des victimes. En effet, des sources très concordantes indiquent que les tristes faits se sont produits aux alentours de 17 heures, soient quelques heures avant la rencontre de football devant opposer les Éléphants de Côte d'Ivoire aux Pharaons d'Egypte dans le cadres des quarts de finales de la Coupe d'Afrique des Nations ( Can). Une rencontre d'ailleurs perdue par les Éléphants. Bref !
Toujours selon ces sources, le jeune motocycliste nommé Séroa Thierry s'était rendu au préalable à Totrodrou pour des amplettes. Il est environ 17 heures et vu que le match tant attendu ne va pas tarder à commencer, le jeune motocycliste se décide à rejoindre Baou, son village natal où ses amis et connaissances l'attendent. Il enfourche alors sa moto en direction de Baou, son village, situé à environ une vingtaine de kilomètres. Dans un vrombissement dont il a seul le secret, le voilà parti. Mais ce voyage, il ne le terminera pas. Encore moins suivre cette rencontre à la télévision et pour laquelle il s'empressait tant pour regagner son village. Un sort tragique va le freiner net à l'entrée du village de Totrodrou.
En effet, alors que le jeune Séroa Thierry, le motocycliste tente de négocier un virage, il se retrouve nez à nez avec un minicar de type Massa, lancé à toute vitesse sur cette route carrossable et très poussiéreuse. Le choc est inévitable. Le jeune motocycliste est alors projeté dans les airs avant de chuter lourdement dans le ravin, ne lui laissant aucune chance de survie. Son décès est aussitôt constaté avant même que les secours n'arrivent. Mais au lieu d'informer les populations du village du drame survenu, au contraire, le conducteur du minicar et son co pilote profitent de l'obscurité pour tenter de filer à l'anglaise.
Informés de ces faits, les agents de gendarmerie basés non loin de Trotodrou se lancent à leur trousse. Fort heureusement ceux-ci sont rattrapés un peu plus tard vers la sous-préfecture de Nidrou après une course-poursuite folle. Puis ils sont conduits sous une bonne escorte à la base. Ayant appris leur arrestation, des jeunes de Baou en furie, déferlent à Totrodrou à l'effet d' en découdre avec les auteurs de l'accident qui a coûté la vie à leur frère. Il a fallu l'intervention énergique des cadres issus du village de Baou pour ramener le calme. Les mis en cause ont été conduits ensuite à la brigade de gendarmerie de Kouibly où ils sont gardés à vue.
La gendarmerie, elle, à ouvert une enquête pour savoir les causes exactes de ce drame.
Mais cet accident mortel met en évidence l'incivisme sur nos routes, notamment les pistes villageoises dont l'entretien laisse parfois à désirer. Mais les usagers n'en ont cure. Une fois sur ces pistes, les règles élémentaires de conduite sont foulées, à savoir la prudence.
À une vitesse raisonnable, ce conducteur aurait pu éviter et donc épargner une vie.
Notons que le jeune Séroa Thierry est père de 3 enfants.
La gendarmerie, elle, à ouvert une enquête pour savoir les causes exactes de ce drame.
Mais cet accident mortel met en évidence l'incivisme sur nos routes, notamment les pistes villageoises dont l'entretien laisse parfois à désirer. Mais les usagers n'en ont cure. Une fois sur ces pistes, les règles élémentaires de conduite sont foulées, à savoir la prudence.
À une vitesse raisonnable, ce conducteur aurait pu éviter et donc épargner une vie.
Notons que le jeune Séroa Thierry est père de 3 enfants.
Norbert Nkaka ( info : Kahiga Osmose)
















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