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TESTAMENT D'IVOIRE, TIBURCE JULES KOFFI FAIT DES REVELATIONS EXCLUSIVES !

Rédigé par Abidjan4all le Samedi 26 Juin 2021 à 10:59 | Lu 738 fois


Le rappel historique en valait la peine pour restituer les faits dans leur contexte, et rétablir la vérité pour une contribution essentielle à la compréhension du débat. Sachant de l'histoire de la Côte d’Ivoire, et témoin des heures bouillonnantes de la naissance de la Gauche Ivoirienne, Tiburce Koffi, écrivain, journaliste et homme de culture fait des révélations pertinentes sur l'implication de certains acteurs politiques dont Laurent Gbagbo, dont les passifs restent méconnus de l'opinion publique Ivoirienne.


Wodié Francis, Zadi Zaourou, Bamba Moriféré, Laurent Gbagbo, Photo d'archive
Wodié Francis, Zadi Zaourou, Bamba Moriféré, Laurent Gbagbo, Photo d'archive
« …Les gens ont perdu l'habitude du livre. Sinon ce ne sont pas là des choses à déverser sur les réseaux. Je les ai consignées dans des manuscrits ; mais le temps passe ; on prend de l'âge, les hospitalisations successives et rapprochées nous montrent le spectre de l'heure inéluctable.
Que faire ? Les RS (Réseaux Sociaux) nous offrent de temps en temps des occasions d'instruire un peu ceux qui ne savent pas. On peut s'en servir pour faire des "Universités populaires" - ce que le Maître faisait au cours des années 1990.
(...)
Je comprends mieux aujourd'hui pourquoi de nombreuses œuvres sortent à titre posthume : quand les héros du livre sont des êtres de chair, vivants, chargés d'une histoire qui suinte et ruisselle des espoirs et pestilences collectives, sa publication pose problème. Car on met ces héros et la société dans l'inconfort et le malaise, et on se met soi-même aussi en danger.
 
Un disciple honnête (et je prétends l'être) reste fidèle aux traces essentielles laissées par son Maître. Je dis bien l'essentiel car comme tout homme, M. Zadi avait ses infirmités morales... à ne pas imiter ... »

 
Quand Laurent Gbagbo trahit l'alliance et le pacte de la gauche
 
« "Heureux que tu acceptes, enfin, de témoigner. Mais en réalité, la fissure a commencé en 1990, cher ami et Pr : le Camarade Laurent Gbagbo trahit l'alliance et le pacte de la gauche (boycott de la présidentielle) et se déclare candidat, au mépris de la résolution prise de boycotter pacifiquement ce scrutin dont l'issue était connue. Ce fut la première faille.
L'entrée de L'USD - Union des Sociaux-démocrates dans le gouvernement Duncan (1993) et celle du PIT – Parti Ivoirien des Travailleurs (1995) est une réplique tactique au comportement du FPI – Front Populaire Ivoirien : ne plus se laisser surprendre par la fourberie de l'allié au jeu trouble et chargé de filouteries et autres manœuvres suspectes...
Comme pour légitimer la prudence de Zadi et démasquer les camarades aux 2 doigts levés, le FPI n'hésite pas à s'allier à la droite radicale : le RDR – Rassemblement des Républicains (Front républicain 1995-1999.)
Décembre 1999 : son soutien (avec une implication avérée) au coup d'État, sa complicité avec la junte militaire (2000), condamne davantage la gauche à l'effritement.

C'est dans ces conditions que le FPI accède au pouvoir d'État, après avoir trahit et tourné dos à la gauche, et driblé les libéraux du RDR. La gauche caviar naît à partir de là ! Le repas est prêt. Servons-nous Messieurs ! Et vive le gâteau de la République !
On sait la suite de ce film désolant. Le Maître du dôdô la-corde-enchantée l'a murmurée dans des vers chargés de douleur lourde : "Que de larmes et de peines Doworé/ Chagrins et regrets infinis/ que de deuils à l’année. " (Bottey Zadi Z., Fer de Lance, Livre 3).
 
Observez bien cette photo historique (ndlr photo d'illustration). En 1993, le FPI et sa presse l'ont publiée en la falsifiant : ils ont mis une cagoule sur la tête de Zadi ! Signification : un homme à tuer. La terreur FPI commençait ainsi ses 1ères effroyables Manifestement. AUCUN cadre de ce parti n'a eu à regretter un tel acte et à présenter des excuses au Pr et Maître de leur chef Gbagbo ! Le Maître a porté en lui cette douleur jusqu'à sa mort.
(...) »

 
"Je veux rentrer dans l'histoire"
 
« En fait, Zadi et Wodié étaient des théoriciens de la politique et non des conquérants de pouvoir. Mon Maître m'a fait des révélations sidérantes sur Gbagbo à ce propos : ses rêves de domination, de "devenir quelqu'un''.
Le Maître m'a rappelé une phrase obsessionnelle que répétait Laurent Gbagbo : "Je veux rentrer dans l'Histoire". Et lui de lui répondre : "L'essentiel n'est pas de rentrer dans l'Histoire ; mais de savoir choisir la porte par laquelle on y entre et celle par laquelle on en ressort."
Cette révélation m'a beaucoup marqué dans mon rapport aux faits et choses qui me propulsent parfois au-devant de l'actualité, faisant de moi un petit héros de quartier. C'est tout cela qui me fait rester aujourd'hui dans l'ombre et me fait observer le silence et beaucoup d'humilité sur ce qui se passe dans mon pays et en moi... Au point où ça me dérange vraiment quand on m'appelle "Maître". Cette grandeur m'effraie...
C'est quand je suis à l'extérieur (comme en ce moment) que j'ose intervenir sur quelques réseaux. Juste pour être en contact avec le pays, les amis, la famille...
À mon avis, le mal qui ruine cet homme, c'est ce pathos de la célébrité qu'il abrite en lui et lui colle à la peau comme le manteau de Nessus. C'est une vraie maladie. C'est sérieux.
(...) »

 
 

Tiburce Koffi, écrivain, journaliste et homme de culture, Photo Compte Facebook
Tiburce Koffi, écrivain, journaliste et homme de culture, Photo Compte Facebook
Ce que pensait le Maître Zadi Zaourou de Gbagbo
 
« Cet homme aime le pouvoir. C'est son fantasme le plus profond, le moins susceptible d'être guéri donc. Il est prêt à tout pour le pouvoir. Mourir sur le trône ! Accéder à la momification par une mort glorieuse en pleine guerre. Les Français ont compris que c'était la dernière erreur à ne pas commettre : agrandir le panthéon des héros et martyres africains - l'extraordinaire survivance de Sankara les hante !...
Cet homme s'imagine super héros africain, oint de Dieu et venu pour désenchaîner la race noire. Ses fans (qu'il a pris soin de zombifier) disent alors qu'il mène un combat pour la libération de l'Afrique. Je leur demande souvent s'ils croient que l'Afrique se réduit à Yopougon ! En matière de combat autonomiste, que peut-il apprendre, lui, aux africains anglophones et arabophones... et même aux combattants francophones ? La guerre d'Algérie fut-elle un théâtre de poche ? La révolte des Mau Mau est-elle une invention ? Les résistants akyé relèvent-elles de la fiction ? Walter Sisulu, Oliver Tambo, Sékou Touré... n'ont-ils pas existé ? Sankara fut-il une illusion ?
En réalité, il vit dans le mythe dangereux d'une Afrique malheureuse et dominée qu'il s'imagine être élu pour amener à la délivrance, comme Moïse, le peuple hébreu : c'est le mythe pathétique du guide libérateur inspiré par Dieu. D'où son recours à la fois systémique et instinctif à la religion et aux forces obscures...
C'est de lui que le Maître parle dans sa célèbre "Chronique des temps qui tanguent" et dans "Fer de lance" (Livre 3). Il le nomme Hermès... Il y a un passage où le Maître l'interpelle en ces termes : "... Tu as l'As et le joker... toutes les cartes. Mais pourquoi, fils de Maïa, forniques-tu avec la lèpre ?" Le Maître y parle de "folie rageuse qui ravage les foules..."
Il y a tant à dire sur cette tragédie ambulante ! J'ai mal quand je l'observe et le lis. C'est un homme tellement gentil, adorable. Mais l'obsession du pouvoir et de la célébrité lui ont empoisonné l'âme. C'était un poète et un musicien. Le frère jumeau que je n'ai pas eu. La politique a fait de lui une bête. Dommage !
(...) »

 
Le FPI, le RDR sont des partis putschistes.
 
« Le FPI, le RDR sont des partis putschistes. L'insurrection est inscrite au centre de leurs actions et dans le cerveau de leurs dirigeants. L'essence insurrectionnelle du FPI est cependant imputable à M. Zadi et non à Gbagbo. En effet : c'est le Maître qui leur a inculqué l'idéologie communiste. À Simone et lui. Lui-même était alors d'obédience marxisme-maoïste au cours des années 1960-70. Ses héros étaient les maquisards et autres guérilleros d'Amérique latine, ainsi que les Asiatiques (Mao, Ho Chi Minh...)... Pas étonnant donc qu'il se soit retrouvé à Assabou en 1963, où il a partagé la même cellule que Jean Konan Banny. Je tiens ces témoignages des deux (Zadi et Banny)...
 
Donc le Maître était sur des postures révolutionnaires qui, comme on le sait, postulent et exaltent la prise du pouvoir par les armes. Quand, les 24 et 24 décembre 1999, Laurent Gbagbo annonce et fait diffuser son approbation au Coup d'État, c'est ce vieux fond/ fonds/ marxiste qu'il extériorise en réalité. Ce n'est pas le socialiste modéré (qu'il était sensé être) qui s'exprimait. Et c'est Zadi qui lui a appris ces choses...
 
Vous savez, les enseignements des Maîtres façonnent les disciples car eux aussi sont des dévoreurs d'âmes et de cerveaux. Entre le Maître et LG, se jouait, chaque jour, la tragédie du Dr Frankeisten et sa créature. Le Docteur (le savant) avait créé le monstre. Comment l'empêcher de prospérer davantage ? Une tragédie muette. Le Maître est mort très malheureux et inquiet pour la Côte d'Ivoire. Et moi je porte en moi les senteurs épicées de cette tragédie que vous ne saviez pas.
(...) »

 
USD, PIT, FPI, RDR, PDCI et le coup d’état de 1999
 
« Zadi a rompu avec le communisme à la fin des années 1970. Il était sur des postures réformistes qui ont abouti à la création de son parti "L'union des Sociaux-démocrates (Usd)". Un beau parti conduit par des intellectuels au parcours aboutis. Deux d'entre eux étaient particulièrement brillants : Victor Gouda et Ramsès Boa.
L'USD fut un parti de gens raisonnables ; et c'était confortable de discuter avec cette formation de gauche modérée. Son slogan était : " Conquérir le pouvoir parcelle par parcelle" : mairies, députation, des places dans de hautes institutions - le CES par exemple. Donc pas d'obsession du pouvoir.
Au nom de la paix, nous avons soutenu le PDCI et Bédié en 1993, convaincu le PIT et le Pr Wodié de rentrer dans le gouvernement. Afin de servir de figue à la furie de l'opposition radicale menée par le couple FPI-RDR. Leur stratégie : le pouvoir par la chienlit. Le 24 décembre 1999, la ceinture défensive du PDCI céda. Gbagbo, le FPI, le RDR, les militaires trinquent à la réussite de ce coup porté contre l'État et à l'institution républicaine.
Zadi était un homme doux, non violent. Un cerveau instruit et construit. Un intellectuel achevé. Son discours politique et pédagogique était chargé d'élégance et d'humour. Non, rien à voir avec les bandes de chouans de Vendée qui infectent l'espace politique de ce pays depuis 2000. C'était un homme d'exception. Capable surtout de reconnaître ses erreurs... Il reste mon modèle d'intellectuel. »

 
Propos extraits d’un de la page Facebook de Tiburce Jules Koffi
https://www.facebook.com/tiburcejules.koffi
 
 
Abidjan4all





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