Ces modalités, dévoilées par communiqué le 21 juillet, précisent un cadre réglementaire strict, hérité des statuts révisés et du Code électoral adopté en juin 2022 sous l'ère du Comité de normalisation. Pour briguer la présidence, un candidat doit être de nationalité ivoirienne, âgé d'au moins 35 ans, résider sur le territoire national, jouir pleinement de ses droits civils et civiques, et n'être frappé par aucun des cas d'incompatibilité prévus par l'article 47 des statuts de la fédération. Chaque dossier de candidature présidentielle doit en outre recueillir le parrainage d'au moins quatre membres actifs de la FIF.
Un dossier de candidature exigeant
Sur le plan des pièces à fournir, la liste est précise : acte de naissance, certificat de nationalité, extrait de casier judiciaire de moins de trois mois, certificat de résidence, lettres de parrainage, ainsi qu'une attestation de régularité fiscale. Les membres de la liste accompagnant chaque candidat à la présidence — les futurs membres du Comité exécutif — devront eux aussi répondre à des exigences similaires en matière d'âge, de nationalité et de casier judiciaire vierge, et ne pourront figurer que sur une seule liste.
Un paysage électoral déjà animé
Si le dépôt officiel des dossiers ne démarre qu'aujourd'hui, plusieurs figures du football ivoirien ont déjà officialisé leurs ambitions ces derniers mois. Le président sortant, Yacine Idriss Diallo, arrivé à la tête de la FIF en avril 2022 après avoir devancé Didier Drogba lors d'un scrutin très disputé, a fait connaître son intention de briguer sa propre succession. Face à lui, Souleymane Cissé, président du Racing Club d'Abidjan, a officialisé sa candidature dès février 2026, portant un diagnostic sévère sur l'état du football local et plaidant pour une professionnalisation accrue des compétitions nationales. De son côté, Zoro Marc, président de l'Union des footballeurs professionnels de Côte d'Ivoire et candidat déclaré depuis octobre 2025, met l'accent sur la formation des jeunes et la structuration des clubs. Le nom de Malick Toé, actuel vice-président du Comité exécutif sortant, circule également avec insistance dans les couloirs du football ivoirien, sans confirmation officielle à ce stade.
Un scrutin sous le signe du bilan sportif
Cette élection intervient dans un contexte particulier pour le football ivoirien : après le sacre continental de la CAN 2023 organisée à domicile et la qualification pour la Coupe du monde 2026 — une première depuis 2014 —, la sélection nationale a achevé son parcours mondial en seizièmes de finale, battue par la Norvège. Sur le plan du classement FIFA, la Côte d'Ivoire a toutefois gagné deux places récemment, s'installant au 31e rang mondial.
Les prochaines semaines s'annoncent déterminantes pour les différents prétendants, appelés à consolider leurs équipes de campagne, réunir les parrainages requis et préparer des dossiers conformes aux exigences réglementaires, avant un scrutin dont l'issue conditionnera la gouvernance du football ivoirien pour le prochain cycle olympique et mondialiste.
Ange Pascal














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