Selon le confrère de l'Agence ivoirienne de presse (Aip) de la localité, la double scène qui s'est produite ce mercredi 18 mars dans la journée, était difficile a contenir. " Tuer et se faire tuer ", tel pourrait être le titre de cette scène digne des grands films hollywoodiens. Sauf qu'ici, le spectacle est bien réel. Bien triste ! Un double drame marqué par un triple homicide et une justice populaire implacable. Une vendetta. Que s'est il passé en réalité ?
Toujours selon notre informateur, le jour des faits, les populations de cette localité sont secouées par trois découvertes macabres. Il s'agit des corps d'une femme, d'un bébé de deux mois et d'une personne âgée, atrocement mutilés à l'arme blanche. Une scène choquante et révoltante à la fois. Les uns s'interrogent encore sur ce qui a pu pousser un homme à une telle ignomnie tellement les victimes sont complètement amochées par le criminel. "Les corps sont insoutenables à regarder. Les victimes ont été décapitées à la machette. La scène est horrible, c'est le moins que l'on puisse dire", a témoigné B. T. Richard, un enseignant de la ville, arrivé un peu plus tard sur les lieux.
Mais un peu plus tard, la nouvelle fait le tour de la ville. Le sous préfet de la ville informé se rend à son tour, sur les lieux du drame. Il est accompagné par les forces de la gendarmerie pour le constat d'usage. Les corps sont enlevés pour les déposer à la morgue. Une enquête est aussitôt ouverte pour bien élucider ce triple homicide et en connaître l'auteur. Mais alors qu'une stratégie est en train d'être élaborée pour se lancer aux trousses de l'auteur présumé de cet acte odieux, voilà qu'un individu se présentant dans les locaux de la brigade, soutient qu'il est le responsable de la boucherie de tout à l'heure. Est-ce une plaisanterie de mauvais genre ? D'ailleurs, ce paysan, bien qu'ayant les mains encore maculées de sang, ne semble pas en possession de toutes ses facultés mentales. Ses propos discordants et débordants ainsi que ses réflexes ne sont pas de nature à convaincre les éléments de la maréchaussée qui veulent en savoir un peu plus sur cette affaire. Car les fourberies de cet homme pourraient les distraire et permettre au vrai auteur de profiter pour disparaître pour de bon.
C'est pourquoi ils continuent les investigations en prenant toutefois la précaution de le garder dans les locaux de la gendarmerie. De son côté, le sous préfet qui sent venir la colère des populations, lance un appel au calme. "C'est un drame. Toutefois j'appelle les populations au calme. Je puis vous rassurer que l'auteur du crime est entre les mains de la gendarmerie. L'enquête suit son cours pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame", a lancé l'Administrateur civil à l'endroit des populations. Mais celles ci ont elles perçu ce message de la bonne oreille ? Pas tout à fait. Car pour les populations, c'est oeil pour oeil, dent pour dent. Il faut laver ce crime dans le sang afin qu'il serve de leçon et qu'il dissuade d'éventuels aventuriers.
Un peu plus tard, une foule déchaînée déboule dans locaux de la gendarmerie. Malgré l'interposition des gendarmes, elle parvient à extraire le présumé auteur qu'elle lynchent à l'arme blanche jusqu'à ce que mort s'en suive. Leur rage ne s'arrête pas là pour autant. Car les minutes qui suivent, la foule couvre la victime de branchages et y met le feu. Son corps est complètement carbonisé. Ce paysan est il véritablement le coupable du triple homicide ? Il n'est plus là pour témoigner. Comment la foule a t elle réussi à faire souffrir le martyre au présumé criminel au nez et à la barbe des gendarmes. La gendarmerie va t elle poursuivre la foule afin qu'elle assume sa responsabilité face à cet autre crime ? Ne dit on pas que force reste à la loi ? En tout cas la tragédie de Kounahiri n'a pas encore fini de dérouler tous ses aspects. Les commentaires continuent d'alimenter les débats.
Norbert N'Kaka














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