Déclaration du FPI
300 citations dans les documents Epstein
Selon Le Monde, Madame Nina Keïta serait citée à pas moins de 300 reprises dans les trois millions de documents rendus publics le 30 janvier dernier par la Justice américaine, sur instruction du Président Donald Trump. Ces documents, issus de l'enquête sur le financier américain Jeffrey Epstein, détenu pour pédo-criminalité et trafic sexuel, auraient révélé le rôle présumé d'entremetteuse de l'ivoirienne en Afrique et en Europe.
Depuis la publication de ces archives judiciaires, plusieurs pays ont déjà connu une vague de démissions de personnalités politiques et économiques impliquées dans ce que les médias internationaux présentent comme un vaste réseau de proxénétisme, de pédo-criminalité, de blanchiment de capitaux et de chantage.
Le silence du Procureur de la République dénoncé
Dans sa déclaration, le FPI exprime son étonnement face au "silence assourdissant" des autorités judiciaires ivoiriennes. Le parti d'opposition souligne que l'inaction du Procureur de la République est d'autant plus incompréhensible que des victimes mineures pourraient résider sur le territoire national, dont la protection relève du devoir régalien de l'État.
"Face à des allégations aussi gravissimes qu'infamantes, le FPI s'étonne du silence assourdissant du Procureur de la République qui ne s'émue guère du fait qu'il pourrait y avoir des victimes mineures vivant sur le territoire national", peut-on lire dans le communiqué signé par Barthélémy Gnepa, Secrétaire Général et Porte-parole du parti.
Exigences fermes du FPI
Le Front Populaire Ivoirien formule deux demandes précises aux autorités :
- Premièrement, l'ouverture immédiate d'une enquête judiciaire "dans le respect de l'équilibre entre le principe de la présomption d'innocence et la protection des victimes mineures". Le parti estime que cette affaire, qualifiée de "politico-judiciaire", ternit l'image de la Côte d'Ivoire sur la scène internationale.
- Deuxièmement, la mise en œuvre d'une mesure conservatoire consistant à décharger Madame Nina Keïta de toutes ses fonctions publiques. Cette suspension temporaire viserait, selon le FPI, à préserver l'indépendance de la Justice et éviter toute suspicion d'ingérence politique dans le déroulement de l'enquête.
Un avertissement sans ambiguïté
Le communiqué se conclut sur une mise en garde particulièrement ferme à l'endroit des autorités : "En pareille circonstance, l'inaction des autorités judiciaires ivoiriennes équivaudrait à un aveu de culpabilité de la mise en cause."
Cette déclaration du FPI risque de relancer les débats politiques en Côte d'Ivoire, alors que le pays s'efforce de consolider sa stabilité démocratique. La réponse – ou l'absence de réponse – des autorités judiciaires et gouvernementales dans les prochains jours sera décisive pour l'avenir de cette affaire qui promet de faire grand bruit.
Ange Pascal














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