Assalé Tiémoko Antoine, président de Adci demande la dissolution de la CEI
Créé le 2 juin 2024 lors d'un Congrès à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d'Ivoire, le mouvement politique Adci du journaliste, député et premier magistrat de la commune de Tiassalé, Antoine Assalé Tiémoko ambitionne de transformer durablement le visage politique en Côte d'Ivoire. Parmi les activités qui ont marqué son existence, on pourrait citer l'élection présidentielle pour laquelle son président s'est porté candidat.
Pour lui, cette candidature à la magistrature suprême avait un motif: participer au débat démocratique au plus haut sommet de l'Etat. Mais son rêve est vite tué dans l'oeuf car sa candidature sera rejetée pour n'avoir pu réunir le taux de parrainage requis. Mais l'Adci ne démord pas. Lors des joutes législatives du 27 décembre 2025, le parti de l'honorable député Assalé Tiémoko se jette dans la bataille avec 47 postulants sur l'étendue du territoire national. L'ambition : "Contribuer au débat démocratique et offrir aux ivoiriens un groupe parlementaire capable dede porter véritablement leur voix et leurs aspirations dans la gestion du pays". À l'issue de ces élections, le constat est bien triste. Assalé Tiémoko, le président du parti est battu chez lui à Tiassalé par Alpha Sanogo ( ?!). Aucun des 46 autres candidats n'a été élu. En termes de bilan, il est largement négatif. Mais pour les responsables, ces élections sont riches en enseignements et en constat. Loin de rejeter en bloc les résultats issus des urnes, l'Adci pointe toutefois un doigt accusateur contre la CEI.
"L'Adci considère qu'il est désormais indispensable de poser, avec lucidité et responsabilité, la question de l'avenir de la Commission électorale indépendante ( CEI). Créé en 2000 pour être un arbitre pleinement indépendant et impartial aux yeux de tous, cet organe, en 2025 a malheureusement contribué à alimenter les divisions politiques qu'à instaurer une confiance durable dans le jeu électoral", accuse sévèrement l'Adci.
Pour le porte-parole de l'Adci, Koulibaly Kuibiert et son équipe ont fait plus de tort que de jouer leur rôle d'arbitrage en toute impartialité pour des élections crédibles et transparentes. Car ce mouvement politique estime que
" la CEI n'a pas toujours été en mesure de préserver une perception d'indépendance et d'impartialité partagée par l'ensemble des acteurs politiques. Cette situation, largement ressentie dans l'opinion, a progressivement fragilisé son rôle d'arbitre consensuel du jeu électoral ", justifie t il.
M. Ibrahime Kuibiert Koulibaly, président de la CEI
Pour l'Adci, la seule alternative est la dissolution pure et simple de la CEI.
" Dans ces conditions, Adci considère que la construction de la Côte nouvelle appelle la dissolution de l'actuel organe électoral et la mise en place d'une nouvelle institution chargée de l'organisation des élections, fondée sur des bases véritablement consensuelles, crédibles et inclusives ", propose Adci sans préciser la nature de la structure.Adci insiste sur cette alternative, qui selon lui, serait la seule capable de créer la confiance et l'équité dans le processus électoral en Côte d'Ivoire.
" À défaut d'une telle refondation, le risque est réel de voir s'installer durablement une défiance des acteurs politiques et des citoyens à l'égard du processus électoral... ", avertit le mouvement politique Adci.Refonte ou refondation de la CEI ? Le débat est vraiment lancé.
Norbert Nkaka ( Source : Déclaration de Adci)














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