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Procès du bombardement de Bouaké à Paris le 13 avril 2021, le récit d'une internaute

Rédigé par Abidjan4all le Jeudi 15 Avril 2021 à 11:21 | Lu 150 fois


Salomé Meiers Naem est une sympathisante du FPI - Front Populaire Ivoire (proche de la mouvance Gbagbo ou Rien de ce parti). Elle était présente à l'audience du Procès du bombardement de Bouaké à Paris, le 13 avril 2021. Abidjan4all a lu pour vous son récit que nous rapportons pour vous dans cet article.


Crédit Photo Jeune Afrique
Crédit Photo Jeune Afrique
Présente à l'audience du jour.
3ème semaine et 2ème journée d’audition des ministres, après Michel Barnier, ex-ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, hier, aujourd’hui Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre et Dominique de Villepin, Ministre de l’Intérieur et Michèle Alliot Marie, Ministre de la Défense en 2004 suivie par le témoignage de son Conseiller juridique au sein du cabinet.

Le narratif des politiques s’accordent à peu près à citer Michel de Bonnecorse, l’ancien chef de la cellule Afrique à l’Elysée (3 personnes en tout) avec 1 seul récit : "pour feu le Président Chirac et pour nous (chacun à son tour, dira cela) l’ordre d’attaquer une position française, qui va conduire aux 2 raids sur le camp militaire de Bouaké, vient probablement d’un extrémiste de l’entourage du Président Gbagbo, un dur du régime.
Qui ? on ne sait pas. Plusieurs noms ont circulés, mais on ne sait pas. Pour Chirac, ce n’était pas Gbagbo directement mais c’est lui qui est responsable, en tant que chef de l’Etat ivoirien. La décision de détruire non seulement les 2 sukhoi mais de surcroit TOUTE l’aviation CIVILE et MILITAIRE, vient de Chirac directement !
Donc le 06 novembre au soir, on se trouve dans une situation de crise absolue, MAIS toujours en Temps de paix ! avec une attaque ivoirienne contre une position française qui fait des morts et une contre-offensive qui détruit toute la flotte aérienne. Les avions sont détruits, les pilotes et techniciens arrêtés…puis relâchés. Bonnecorse, nous dit que c’est pour éviter l’escalade !
"

Les avocats de la partie civile rétorquent aussitôt : "il faut donc invoquer la raison d’Etat ?!"

Et tout, le débat va tourner en rond dans cette quadrature du cercle : si on n’est pas en guerre avec la Côte d’ivoire, dans quel cadre juridique arrêter les pilotes biélorusses ?! Qui doit saisir le Procureur près le Tribunal aux armées ? Quel ministère doit répondre au Fax du ministre de l’intérieur togolais qui dit détenir les pilotes ? Et dans quel cadre les interroger ?
Alliot Marie dit que son équipe, son cabinet lui a indiqué à l’époque, qu’aucun cadre juridique adéquat ne permettait de faire extrader vers la France les pilotes biélorusses, quand bien même ils avaient assassiné des soldats français, comme on n’est pas en guerre, il faut un cadre judiciaire civile ?!
Son conseiller juridique, interrogé après son départ, nous dit quant à lui : "Mais si le Ministre, ou le cabinet m’avait interrogé à ‘époque, j’aurais répondu !!!!"

Maître Jean Balan , l’a pousse dans ces retranchements : "Madame la Ministre d’Etat, vous avez occupé tous les ministères régaliens de la République, fait exceptionnel, Défense, Justice, Intérieur : En novembre 2004, la France venait de subir des pertes de militaires dans une attaque, vous étiez en position d’exiger que le Togo extrade vers la France les auteurs présumés de ces crimes ! QUI vous l’aurez reproché ? l’ONU ? 
Pourquoi ne l’avoir pas fait ?!!!!
"

Alliot Marie : "Monsieur le Président, Maître Balan avocat me pose la question de savoir si je devais enfreindre les lois nationales et internationales …cela ne vaut pas la peine que je réponde à cette question !"

Maître Balan : "si vous le prenez comme cela, cela ne vaut pas la peine que je vous pose des questions !"
(Applaudissement des familles de victimes dans la salle pour Maître Balan)

Dans ce procès les accusés ne sont pas dans le box. Les pilotes des 2 Sukhoi qui ont réalisé le raid meurtrier (10 morts et 38 blessés graves) sur le camp militaire français à Bouaké le 06 novembre 2004 ont été arrêté en novembre 2004 par les autorités togolaises, ont été maintenu 15 jours en prison pour permettre à la France de les récupérer pour interrogation, enquête et procédure judiciaire.
15 jours…et l’Etat français n’engage aucune action, ou procédure, ne veut pas de ces pilotes ! Ils sont relâchés et sont depuis 17 années recherchés…en vain.

Les 2 questions centrales de ce procès sont donc : QUI a donné l’ordre de les relâcher, ou a organisé le fait qu'on ne puisse pas les ramener en France et POURQUOI ?
Problème de culture judiciaire comme le disent les ministres ou Raison d’Etat ?

Fin du récit.

Pour rappel, le 6 novembre 2004, 2 sukoi de l’armée ivoirienne bombardaient la force française Licorne en position à Bouaké dans le centre du pays, faisant dix morts et trente-huit blessés. Laurent Gbagbo alors président de la république, tentait de venir à bout d'une rébellion dirigée par Soro Guillaume, qui est devenu plus tard son premier ministre à la suite d'un accord de paix obtenu en 2007 à Ouagadougou dans la capitale Burkinabé.





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