Connectez-vous S'inscrire
Menu
Inscription à la newsletter

Publicité


Inscription à la newsletter

Publicité




Inscription à la newsletter

​CÔTE D’IVOIRE : INTERVIEW AVEC GEORGES AKA, SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DU FPI CHARGE DES REPRESENTATIONS EN EUROPE ET PORTE-PAROLE EUROPE DU FPI (SGA/PP EUROPE DU FPI)

Rédigé par Abidjan4all le Vendredi 23 Juillet 2021 à 12:45 | Lu 237 fois


«Le président Gbagbo est une pièce maîtresse de la réconciliation des ivoiriens»


Il parle des enjeux du retour du président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, de son rôle comme acteur incontournable de la réconciliation nationale et pièce maîtresse pour la remise en ordre de bataille du Front populaire ivoirien (FPI).
Il parle des enjeux du retour du président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, de son rôle comme acteur incontournable de la réconciliation nationale et pièce maîtresse pour la remise en ordre de bataille du Front populaire ivoirien (FPI).





Le président Laurent Gbagbo a définitivement été acquitté par la CPI. Comment cette nouvelle a-t-elle été accueillie au sein de la diaspora ivoirienne en Europe et des ivoiriens qui sont en Côte d’Ivoire ?
Ça été une très grande nouvelle pour les ivoiriens, qu’il s’agisse de ceux d’Europe et de la diaspora ou alors ceux de l’intérieur pour une grande majorité d’entre eux. Ça été l’épilogue de 10 ans de procédure, de tractations et combat judiciaire. 10 années d’attente, de déplacement à la Haye, de mobilisation. Nous avons manifesté pour cela, participé à des programmes à la télévision, à la radio, dans divers médias. Nous étions très heureux de savoir qu’il a été acquitté en février et attendions que l’appel interjeté par le Procureur Ben Souda soit rejeté. Le fait qu’un fils du pays, plus encore un ancien président de la République, soit détenu à l’étranger, est quelque chose de difficilement exprimable. Le savoir libre et qu’il va pouvoir retourner à Abidjan a été un pur bonheur.
 
Pourquoi en dépit de ce double contexte extérieur et intérieur n’est-il pas rentré en Côte d’Ivoire jusqu’à présent ?
Le président Gbagbo est un ancien chef d’Etat. Il y a donc des dispositions sécuritaires à prendre. Il y a aussi des dispositions financières et matérielles à mettre en place en tant qu’ancien chef d’Etat, pour qu’il puisse vivre décemment en Côte d’Ivoire. Il y a des tractations qui se poursuivent entre le président Gbagbo et l’actuel chef d’Etat. C’est tout cela qui explique qu’il ne soit pas encore rentré en Côte d’Ivoire. Je crois que ça ne saurait tarder. C’est une histoire de quelques semaines maintenant, et le président Gbagbo rentrera à Abidjan.
 
Quels sont les enjeux de son retour au pays natal ?
(Léger sourire). Mais, les enjeux sont de plusieurs ordres. Sa présence en Côte d’Ivoire va booster la réconciliation nationale, permettre à Bédié, Ouattara et lui-même de s’asseoir autour de la table pour faire la paix et ensuite de réconcilier les ivoiriens. Le deuxième enjeu est interne au FPI. Le départ du président Gbgabo a provoqué une sorte de dissidence au sein du FPI, une dissidence qu’il aurait encouragé ou soutenu lui-même. Nous sommes vraiment pressés qu’il vienne nous éclairer sur cette dissidence. C’est donc un enjeu majeur. Car si ce tournant est mal négocié, le FPI risque de voler en éclats et le président actuel Pascal Affi N’guessan, pourrait se déterminer si le virage de l’unité du FPI est mal pris.
 
En quoi le retour du président Gbagbo est-il embarrassant pour le pouvoir du président Ouattara et pour une partie du FPI ?
Si on peut considérer que le retour du président Gbagbo peut être embarrassant pour le président Ouattara, ce n’est pas du tout la même analyse qu’on ferait pour le FPI ou pour une frange du parti. Pour Alassane Ouattara, le président Gbagbo est un opposant politique. Un opposant qui va rentrer au pays natal après sa victoire sur la justice internationale ferait de lui quelqu’un d’assez aimé et écouté des ivoiriens. Sa présence en Côte d’Ivoire pourrait être un os à la gorge de Ouattara dans sa gouvernance, s’il négocie mal la réconciliation avec lui et avec les ivoiriens. En revanche, son retour est un avantage pour le FPI. Nous l’attendons tous pour clarifier sa position et unifier le parti. Un FPI unifié est forcément plus fort qu’un parti divisé.
 
Acquitté par la CPI, le président Laurent Gbagbo reste sous le coup d’une condamnation par contumace en Côte d’Ivoire. Comment sortir de cette situation inédite ?
Cette condamnation en Côte d’Ivoire est une condamnation purement politique. Ouattara n’a eu de cesse que de faire des procès à tous ses opposants et même ses alliés d’hier. Il a distribué des condamnations à 20 ans de prison à tout le monde. A Simone Gbagbo, Blé Goudé, Soro et ses alliés…C’est politique tout ça. Ce n’est pas du tout à son honneur de Ouattara que l’arme judiciaire soit utilisée comme instrument politique contre ses opposants. C’est la preuve que Ouattara fonctionne comme dans une dictature. Je crois que cette question est au cœur des points de négociations pour le retour de Gbagbo. S’il rentre, cette question ne se posera plus.
 
Que répondez-vous à ceux des ivoiriens qui disent que le président Gbagbo n’a plus d’avenir politique en Côte d’Ivoire après avoir passé 10 ans à l’étranger ?
Ce n’est pas vrai. Un homme ou une femme politique a toujours un avenir politique quel que soit son âge. La sagesse humaine voudrait que quand on prend de l’âge et que l’on n’a plus les mêmes ressources par rapport à la jeunesse, on favorise l’alternance en cédant la place à une nouvelle génération. C’est au nom de ce principe que la plupart des ivoiriens demandent à Ouattara, Bédié et Gbagbo, de réconcilier le pays et de passer le témoin à une nouvelle génération. Sinon, Gbagbo a toujours un avenir politique. D’ailleurs, l’avenir politique du président Gbagbo va même au-delà des frontières ivoiriennes. Avec son auro internationale, il peut jouer un rôle prépondérant dans la résolution des conflits au-delà de la sous-région ouest-africaine.
 
Envisagez-vous l’avenir de la Côte d’Ivoire avec ou sans le président Gbagbo ?
Oui l’avenir de la Côte d’Ivoire se fera avec Gbagbo. Tant que la Côte d’Ivoire n’est pas réconciliée, tant que des mécanismes n’ont pas été mis en place pour permettre l’émergence de nouvelles générations pour prendre le relai, le sort du pays se fera avec Bédié, Ouattara et Gbagbo. Mais une fois le pays réconcilié, tous les trois devront prendre leur retraite.

Par Jean-Célestin Edjangué, à Paris
Source : Le mensuel Afrique Demain, www.afriquedemain.com


Nouveau commentaire :





Publicité

Inscription à la newsletter

EN CONTINU
27/09/2021 22:45

Côte d'Ivoire - Nécrologie : Décès du Ministre Appiah Kabran

Kabran Appiah, ancien ministre, est un homme politique de Côte d'Ivoire, signataire de la Charte du CNRD. Il est actuellement parlementaire.
07/09/2021 00:22

La légende du foot Pélé opéré

Hospitalisée depuis six jours à Sao Paulo, la légende brésilienne du football a été opérée d'une tumeur au colon. Le «Roi» Pelé entend bien «affronter ce match avec le sourire aux lèvres».
05/09/2021 15:36

Guinée Conacry : Push militaire, le président Condé aux mains des mutins

La situation en Guinée Conakry semble en faveur des pushistes. Selon des images vidéos reçues, l'armée a pris le président Condé. La situation semble définitivement échapper au pouvoir du professeur.


VIDEO A LA UNE

Inscription à la newsletter

Publicité


Inscription à la newsletter

Publicité

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile
Newsletter

Inscription à la newsletter

Mentions Légales

- Editeur : Exclusiv'AG
- Adresse : Paris France
- Téléphone : 0773480039
- Capital social : 5000 euros
- Numéro RCS de l'éditeur : 822669164 00029
- Nom du directeur de publication : Junior Gnapié