Il y a de cela quelques jours, les pluies diluviennes et soutenues s'abattent drues sur la capitale ivoirienne, Abidjan. Plusieurs localités de la Côte d'Ivoire ne sont pas en reste: Dabou, San Pedro, Tabou, Guiglo, Duékoué, Toulepleu, Man, Daloa, Bouaflé, Aboisso, Abengourou, Soubré, Gagnoa, Divo, Bingerville, Alépé, Agboville, Adzopé, Tiassalé...
Même le Nord et le centre du pays ne sont pas épargnés par ces averses. Les conséquences sont nombreuses allant même à la tragédie. À Koumassi Soweto, un immeuble de 5 étages n'a pu résister aux intempéries. Il s'est effondré comme un château de carte sur des occupants, tuant huit d'entre eux. Un autre effondrement presque dans les circonstances similaires, sous le poids des eaux a été également signalé dans le chic quartier de la Riviera Palmeraie non loin du camp Faya( commune de Cocody). Actuellement, plusieurs communes naviguent dans les eaux d'inondation, notamment à Port-Bouet, Yopougon, Abobo, Adjamé, Bingerville... Des véhicules sont même chariés dans les caniveaux. Dramatique tout ça !
Mais l'on croyait que le Dieu de Miséricorde allait rendre le ciel clément et le temps plus doux afin de permettre aux milliers de fidèles ivoiriens de célébrer tendrement cette fête de Aïl El Kébir au cours de laquelle des béliers et même des boeufs sont immolés à gloire d'Abraham. Ce ne fut pas le cas cette année. En effet, ce mercredi 27 mai, alors que ces fidèles s'apprêtent à regagner les mosquées et autres espaces publics dédiés à la prière, voilà que dame pluie s'invite. À Abidjan tout comme dans plusieurs autres localités, il a fortement plu. Ce qui a fortement perturbé les activités. Dans plusieurs quartiers de Dabou, plusieurs fidèles sont arrivés avec un grand retard aux lieux de prière. D'autres ont dû prier sous la pluie.
Pour les plus fidèles, cette pluie, loin de signifier la douleur, l'angoisse et la tristesse, est plutôt le signe d'une profonde bénédiction. " C'est la pluie qui fait germer et renaître. Cette pluie vient au bon moment pour nous laver de nos péchés. Elle nous bénit et enterre nos malheurs. Elle est bienvenue. C'est avec une grande joie que j'ai prié malgré la pluie ", signifie Karim V. un fidèle de Dabou. Ce que l'on sait, cette pluie fût elle bienfaitrice, a entaché quelque peu l'ambiance de la prière et terni la ferveur des visites sanctionnées par le partage des repas. Mais il s'agit d'un phénomène naturel et personne ne peut y résister. Chaque année et en pareille période, les pluies torrentielles constituent le lot des quotidiens et nul ne peut y échapper. On se rappelle que les années en arrière, plusieurs glissements de terrain et autres éboulements ont fait plusieurs morts ensevelis dans les communes d'Attécoubé, pendant les périodes de fortes pluies.
Norbert Nkaka
















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