La Journée nationale des chefs d'entreprise ( JNCE), appellation d'origine, est un forum économique visant à promouvoir l'investissement dans les régions. Vu l'engouement et les résultats probants, la Jnce devient Connect-Ci et se positionne comme un levier du développement durable tout en valorisant la culture et le tourisme baptisés l'économie orange. Ce forum des terroirs, de la culture et du tourisme était célébré autour du thème majeur " Économie orange, un levier pour le développement de nos districts ". Il s'agit là d'envisager comment nous pouvons transformer les valeurs culturelles et touristiques en ressources économiques. Car d'une part, la culture, c'est notre mémoire et notre horizon, un pont vivant entre le passé et l'avenir. " Un peuple sans culture est comme un zèbre sans rayure ", dit un adage. Le tourisme quant à lui, nous fait voyager, découvrir tout en nous procurant ce plaisir d'apprécier notre environnement. Culture et tourisme sont indissociables et créateurs de richesses.

Dans cette dynamique, le District autonome des Lagunes, au-delà de ses immenses ressources gazières, pétrolières, agricoles, culturelles, touristiques notamment les sites balnéaires avec la mer, la lagune, les fleuves, les monuments, les réserves... s'est focalisé sur un produit fédérateur à savoir l'attiéké. L'attiéké, c'est la semoule de manioc cuite à la vapeur. Mais pourquoi un tel choix ?
Lors de la visite des stands nous avons interrogé l'un des agents du District autonome des Lagunes, Touré Célestin, directeur de la planification et du suivi des investissements, qui donne des précisions sur le choix sur l'attiéké. " Nous avons des richesses incommensurables et une diversité culturelle. Toutefois, nous avons porté notre choix sur l'attiéké labellisé. C'est un pur produit, une invention du district autonome des Lagunes. Nous sommes jaloux de ce produit qui est désormais notre identité, notre ADN. Nous voulons montrer au monde entier que c'est nous qui l'avons créé et c'est nous seuls qui devons le promouvoir. L'attiéké est un produit rassembleur, donc de cohésion sociale. Mais c'est aussi un instrument de richesses qu'on peut exporter en Europe, en Asie et en Amérique. Nous voulons attirer les investisseurs à impulser le développement à partir de ce produit très prisé en Côte d'Ivoire, dans la sous-région et dans le monde", a justifié le directeur Touré Célestin.
Au cours de cette visite du stand, Mme Naho N'Sou Inès, la commerciale de l'entreprise GR-IGP, conceptrice de Attiéké des Lagunes labellisé " a présenté deux variétés, à savoir l'attiéké frais, très prisé localement et surtout l'attiéké déshydraté, exporté en Europe, en Asie et aux États-Unis, conservable pendant au moins deux ans.

Notons que le district autonome des Lagunes piloté par le ministre gouverneur Vincent Lohoues Essoh, comprend les régions des Grands Ponts ( Dabou, Grand-Lahou, Jacqueville), la Mé (Adzopé, Akoupé, Yakassé Attobrou, Alépé) et de l'Agnéby-Tiassa ( Agboville, Tiassalé, Sikensi et Taabo). Il regroupe 16 communes, 43 sous préfectures et 456 villages sur 23.280 km2 pour une population d'environs 2 millions 500 mille habitants soient 7% de la population nationale. Situé au sud de la Côte d'Ivoire, son climat doux et bien arrosé favorise plusieurs cultures pérennes mais surtout vivrières dont le manioc, principal produit pour la fabrication de l'attiéké.
Norbert Nkaka