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Le Grand Entretien
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Reportage
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Dans la nuit du dimanche 19 avril 2026, trois jeunes ont péri dans un terrible accident de circulation impliquant une moto et un camion en stationnement.
Dans le département de Bangolo, les accidents mortels se succèdent à un rythme effréné. Les populations se demandent si ce n'est pas une malédiction ou un sort qui s'abattent sur la cité. Car il ne se passe de semaine sans qu'un accident ne se produise, endeuillant ainsi plusieurs familles. Ce dimanche 19 avril encore, un autre drame a arraché la vie à trois individus dans la fleur de l'âge. Plongeant du coup la cité dans l'émoi. Selon les premiers éléments de l'enquête, cet accident effroyable s'est produit aux environs de 22 heures à hauteur du village communal de Guezon-Binao, localité située à dix kilomètres (Km) de la ville de Bangolo, sur la voie menant à la ville de Duekoué. Toujours selon nos sources, à cette heure de la nuit, trois individus entreprennent de regagner cette localité en se mettant tous sur l'engin quelque peu branlant. " C'est juste à côté et nous allons vite arriver ", se disent ils, ignorant qu'un malheur les guettaient. Sans même oser porter de casque, ils se lance sur la voie dans un vrombissement sourd et s'offrant quelques slaloms dignes de grands motards. Mais l'aventure nocturne sera de très courte durée car quelques minutes seulement après ce départ fulgurant, un bruit assourdissant de ferraille se fait entendre. Lorsque les premiers badauds arrivent sur les lieux, ceux ci se prennent la tête entre les deux mains, signe d'un grand malheur. Effectivement, il s'agit de la moto transportant les trois individus qui s'est écrasé contre un camion en stationnement. Le choc était si terrible que les trois occupants sont morts sur le champ. Ces jeunes qui roulaient à vive allure et avec un phare défaillant n'ont pu éviter le mastodonte. Le conducteur a violemment heurté l'arrière du véhicule de marque Renault immatriculé 4567 01 que le conducteur avait garé aux abords de la voie pour se soulager. Ces jeunes, certainement surpris par la présence de l'engin n'ont pas eu le réflexe de l'éviter. Tous les trois voyageurs sont décédés sur-place avant même l'arrivée des secours. Les habitants de cette localité, proches de cette route ayant entendu le fracas de la collision se sont rendus sur les lieux du drame pour tenter de secourir les trois victimes dont les restes étaient éparpillés sur le bitume. Impuissants et meurtris, des villageois ont alerté la gendarmerie qui a déployé ses hommes sur les lieux du drame. Après les constatations d'usage, les trois corps ont été enlevés et gardés à la morgue du village de Béoué-Zagna. Le conducteur du véhicule a pris la fuite après l'accident mortel de peur de subir la furia des villageois. La gendarmerie a gardé le véhicule impliqué dans cette collision avant d'ouvrir une enquête qui leur permettra de situer les responsabilités. Les victimes sont Gnankoulé Jean Jaurès, Cherif Annick et un autre dont l'identité n'a pas été révélé faute de documents administratifs. L'imprudence et le non port de casque ont eu raison sur la vie de ces trois jeunes, mort trop tôt.
Trois jours à Paris Porte Maillot, six mille visiteurs, plus de cinquante exposants, des ministres venus d'Abidjan, des promoteurs immobiliers, des financeurs, des rêveurs et des bâtisseurs. Le SIIMEA 2026 n'est pas un salon de plus. C'est un diagnostic. Et le diagnostic est à la fois encourageant et vertigineux.
Je suis entré dans ce salon le samedi 11 avril avec le regard d'un journaliste. J'en suis sorti avec le sentiment troublant d'avoir assisté à quelque chose d'historique — non pas parce que le SIIMEA 2026 était parfait, mais parce qu'il révèle, avec une clarté presque brutale, une vérité que l'Afrique officielle tarde encore à admettre : la diaspora africaine n'attend plus personne pour construire le continent.
Pendant trois jours, dans les allées du Palais des Congrès de Paris Porte Maillot, il y a eu des ingénieurs, des architectes, des promoteurs, des financiers, des fonctionnaires, des étudiants et des retraités. Tous africains. Tous venus, depuis la France, la Belgique, l'Espagne ou l'Allemagne, avec une seule obsession en tête : comprendre comment investir chez eux. Comment acheter un terrain sans se faire arnaquer. Comment construire une maison depuis l'étranger. Comment accéder aux énergies renouvelables pour leur village ou leur entreprise. Comment, surtout, transformer leurs années d'épargne européenne en patrimoine africain durable.
🏙️ SIIMEA 2026 en quelques chiffres
📅 10 – 11 – 12 avril 2026 · Paris Porte Maillot
👥 +6 000 visiteurs · +50 exposants · +12 intervenants · +12 pays africains
🎯 Thème : « Investir pour une Afrique Durable : Immobilier, Énergie, Innovation et Diaspora au service du développement »
🌍 Pays parrain : Guinée · Organisateur : FOX Communication (Fatima Fakhry)
📊 Retombées attendues : +150 millions d'impressions digitales, +50 médias partenaires
Quand la diaspora reprend la main
Le SIIMEA — Salon de l'Investissement, de l'Immobilier et des Énergies pour l'Afrique — en est à sa deuxième édition. Ce n'est plus un événement naissant. C'est une institution qui monte. Et ce qui me frappe, en le parcourant dans les deux sens, c'est l'énergie qui s'en dégage. Pas cette énergie de façade des grandes messes institutionnelles où l'on parle de développement devant des salles à moitié vides. Une énergie vraie. Dense. Pratique. Impatiente.
Les visiteurs ne venaient pas écouter des discours. Ils venaient chercher des solutions. Des noms, des contacts, des procédures, des offres concrètes. J'ai vu des gens devant des maquettes de maisons en prenant des photos. J'ai vu d'autres noter fébrilement des numéros de téléphone de directeurs de ministères. J'ai vu des jeunes argumenter avec des banquiers sur les conditions d'accès au crédit immobilier depuis l'étranger. Voilà ce qu'est le SIIMEA : un espace où l'Afrique se pense concrètement, sans fioriture.
« La diaspora africaine n'attend plus les États pour construire l'Afrique. Elle l'a compris avant eux. Et le SIIMEA est la preuve grandeur nature de cette révolution silencieuse. »
Les États arrivent enfin — mais sont-ils à la hauteur ?
La présence institutionnelle au SIIMEA 2026 était, cette année, plus forte que jamais. La Côte d'Ivoire avait envoyé trois directeurs du Ministère de l'Urbanisme — le foncier, le permis de construire, le logement. La Guinée, pays parrain, avait mobilisé son Ministère de l'Urbanisme et son Ministère des Affaires Étrangères. D'autres pays africains étaient représentés à travers des institutions publiques, des promoteurs agréés, des organismes de financement.
C'est une bonne nouvelle. Il faut le dire clairement. Quand un directeur du Guichet Unique du Foncier traverse la Méditerranée pour venir expliquer à la diaspora comment sécuriser un terrain en Côte d'Ivoire, c'est une rupture avec des décennies d'indifférence administrative. Quand il dit publiquement : « Pour avoir l'ACD aujourd'hui, ce n'est plus compliqué. Nous avons révisé les procédures » — c'est une déclaration politique forte. C'est l'État qui reconnaît, enfin, que la diaspora est un partenaire qu'il faut respecter, informer, accompagner.
Mais — et ce « mais » est important — la présence institutionnelle ne suffit pas. Car ce que j'ai aussi observé au SIIMEA 2026, c'est la profondeur de la méfiance. Ces hommes et ces femmes qui remplissaient les travées du salon ont tous, ou presque, une histoire douloureuse à raconter. Un terrain acheté qui a été revendu à quelqu'un d'autre. Un titre de propriété qui s'est avéré un faux. Un frère resté au pays qui a détourné l'argent envoyé pour la construction. Un promoteur qui a disparu avec les acomptes. La diaspora africaine porte sur ses épaules un musée des arnaques foncières.
Fatima Fakhry et le pari de la confiance
C'est là que le travail de Fatima Fakhry, Commissaire Générale du SIIMEA et Directrice Générale de FOX Communication, prend toute sa dimension. Créer un salon ne suffit pas. Il faut créer un espace de confiance. Et cela, dans le contexte de la relation entre la diaspora africaine et ses pays d'origine, relève presque du miracle.
💬 Fatima Fakhry — Ce que le SIIMEA cherche à construire
« Je crois profondément que la force de l'Afrique réside dans sa capacité à unir ses énergies. Ce salon est né de cette conviction : celle d'unir les bâtisseurs, les investisseurs et les rêveurs qui croient en un continent fort, connecté et autonome. »
« En vous associant à cette vision, vous incarnez l'audace, la rigueur et la détermination d'une Afrique qui construit son propre avenir. »
— Message de Fatima Fakhry, Commissaire Générale du SIIMEA 2026
Ce que j'ai vu au SIIMEA, c'est précisément cela : des gens qui commencent à avoir envie de croire à nouveau. Pas une foi aveugle — ils ont été trop souvent brûlés pour ça. Mais une foi conditionnelle, pragmatique, qui dit : si les institutions tiennent leurs promesses, si les procédures sont vraiment simplifiées, si les délais annoncés sont réels, si les promoteurs sont bien agréés — alors oui, je suis prêt à investir.
Le SIIMEA fonctionne parce qu'il crée les conditions de cette foi conditionnelle. En réunissant dans le même espace les administrations, les promoteurs, les banquiers et les investisseurs potentiels, il réduit l'asymétrie d'information qui est la mère de toutes les escroqueries. Il oblige les acteurs institutionnels à s'exposer, à répondre aux questions, à s'engager publiquement. Et cet engagement public, face à six mille personnes, vaut tous les communiqués officiels.
Ce que le SIIMEA dit à l'Afrique
Si ce salon est révélateur d'une tendance, cette tendance est celle-ci : la diaspora africaine est en train de devenir un acteur de développement autonome. Elle ne se contente plus d'envoyer de l'argent — elle veut aussi décider de comment cet argent est utilisé, supervisé, transformé en patrimoine durable. Elle ne fait plus confiance aux seuls intermédiaires informels — elle cherche des cadres institutionnels crédibles. Elle ne se satisfait plus de promesses — elle exige des procédures, des délais, des garanties.
C'est une maturité nouvelle. Une maturité que les États africains n'ont pas encore totalement intégrée. Car si certains — comme la Côte d'Ivoire avec ses réformes du Guichet Unique du Foncier — commencent à courir dans la bonne direction, d'autres restent prisonniers d'une vision où la diaspora est un flux de devises à capter, pas une communauté de citoyens à servir.
« La diaspora n'envoie plus de l'argent. Elle investit. Et investir, c'est exiger de l'État qu'il soit à la hauteur. »
La jeunesse, l'énergie et l'avenir du SIIMEA
Ce qui m'a le plus frappé au SIIMEA 2026, au-delà des stands institutionnels et des discours de panels, c'est la jeunesse. Des étudiants en master d'ingénierie à Bordeaux qui cherchent à monter une entreprise de construction écologique au Sénégal. Des développeuses de vingt-huit ans qui pitchent un projet d'habitat solaire pour les zones rurales du Congo. Des entrepreneurs de trente ans qui veulent créer des agences de gestion locative à distance pour les propriétaires de la diaspora.
Ces jeunes-là ne demandent pas à l'Afrique de leur faire confiance. Ils démontrent qu'ils méritent qu'on les finance, qu'on les accompagne, qu'on leur donne un cadre légal et financier pour passer à l'acte. Et le SIIMEA leur offre, pendant trois jours, ce que beaucoup n'ont jamais eu : un accès direct aux décideurs, aux investisseurs, aux pairs.
Ce que j'espère pour le SIIMEA 2027
Je suis sorti de ce salon avec une conviction renforcée : le SIIMEA a trouvé sa raison d'être. Il n'a pas à tout résoudre. Il n'a pas à remplacer les ambassades, les ministères ou les banques de développement. Il a à faire une seule chose, mais la faire bien : créer l'espace où la diaspora africaine et les acteurs économiques du continent peuvent se rencontrer, se jauger, se faire confiance et, peut-être, décider d'investir ensemble.
Pour le SIIMEA 2027, j'espère un suivi concret des engagements pris ici. Des panélistes qui reviennent présenter les résultats des projets lancés en 2026. Des institutions qui publient les statistiques de simplification des procédures annoncées. Des promoteurs qui témoignent des projets livrés à des acheteurs de la diaspora. En un mot : de la redevabilité.
Car c'est là, finalement, le seul test qui compte. Les beaux discours sur la diaspora comme « moteur du développement africain », les envolées sur l'investissement au service du continent — tout cela est déjà dit, depuis longtemps, dans toutes les langues. Ce que la diaspora africaine attend, ce ne sont plus des mots. Ce sont des maisons livrées, des terrains sécurisés, des projets financés, des titres de propriété signés.
Le SIIMEA 2026 a planté des graines. L'Afrique, maintenant, doit les arroser.
Le maréchal des logis (MDL) Soro Katiénéfoa ne fait désormais plus partie de l'effectif des éléments de la gendarmerie nationale affectés à l'escadron de gendarmerie basé à Duékoué. Il a perdu la vie le vendredi 3 avril 2026, dans un tragique accident de la circulation, lors d'une banale sortie effectuée au quartier Antenne, en compangnie d'un pompier civil.
Une opération d'envergure menée par la police antidrogue des régions du Guémon et du Cavally a permis la saisie de près de huit tonnes de médicaments de qualité inférieure falsifiés (MQIF) le mardi 31 mars 2026 au grand marché de Duekoué, chef-lieu de la région du Guémon.
Le grand ouest de la Côte d'Ivoire serait devenu un no man's land où passent les produits prohibés, illicites ou des stupéfiants de toutes sortes ? Nous sommes tentés de le croire. En effet après la grosse saisie de près de 60 tonnes de produits prohibés dont une importante quantité de drogue la semaine dernière par les éléments de la Dpsd aidés par un groupe de jeunes, une autre saisie non des moindres vient encore de s'opérer. Mais il faut le dire, cette saisie a été rendue possible grâce à la collaboration fructueuse initiée le 20 février dernier entre la police, la jeunesse locale et les autres forces de sécurité. « Face à la prolifération des MQIF et des stupéfiants, nous avons uni nos efforts avec la jeunesse de Duekoué pour éradiquer ce fléau. Leurs renseignements précieux ont déjà conduit à plusieurs interceptions et arrestations », a expliqué le commissaire Thomas Gbossouna, chef de la police antidrogue des régions du Guémon et du Cavally (DPSD).
Deux jours, cinquante stands, douze pays, quatre mille inscrits. Le premier Salon de l'Immobilier Africain à Paris vient de fermer ses portes au Pullman Montparnasse. Mais au-delà du bilan chiffré, une vérité s'est imposée dans les couloirs feutrés de cet hôtel parisien : la diaspora africaine a cessé d'attendre que ses États règlent ses problèmes. Elle a commencé à construire ses propres ponts. À ses frais. Et avec une ambition qui force le respect.
Je suis sorti du Pullman Montparnasse avec une certitude que je n'avais pas en y entrant : le plus grand problème de l'investissement de la diaspora africaine n'est pas le manque d'argent. C'est le manque de confiance. Et ce SIAP 2026, aussi imparfait soit-il dans sa première édition, a commencé à réparer quelque chose de fondamental.
Disons-le franchement : pendant des décennies, on a regardé la diaspora africaine avec une condescendance à peine voilée. Des deux côtés d'ailleurs. En Europe, on la traitait d'abord comme une main-d'œuvre, puis comme un problème d'intégration. En Afrique, on l'instrumentalisait pour ses remises de fonds — « envoie de l'argent » — tout en lui compliquant systématiquement la vie dès qu'elle essayait d'investir sérieusement. Résultat : des milliards de dollars envoyés chaque année, dont une part écrasante va à la consommation courante et aux dépenses d'urgence familiale, et une portion minuscule transformée en investissements productifs capables de créer des emplois durables.
Le SIAP 2026 pose, pour la première fois de manière organisée et plurinationale, la bonne question : comment changer ça ? Et les réponses qui ont émergé de ces deux jours sont plus structurées qu'on ne l'aurait imaginé pour une première édition.
Ce que les autres salons n'ont pas fait
Pour comprendre ce qui distingue le SIAP de tous les autres événements immobiliers ou économiques qui brassent chaque année de belles promesses dans les salles parisiennes, il faut écouter ce que Dr Elie Nkamgueu, président du Club Efficience, a dit à la sortie de la rencontre institutionnelle : « Le but n'est pas de faire un salon pour faire un salon. Le but, c'est de voir ce qui se passe après. »
Cette phrase anodine en apparence est en réalité une révolution de méthode. Le salon comme point de départ d'un processus, pas comme point d'arrivée d'un spectacle. Pendant trop longtemps, les forums de la diaspora ont ressemblé à des réunions de famille où l'on se congratule, où l'on prend des photos, où l'on signe des protocoles d'accord qui prennent la poussière dans les tiroirs des ministères. Le SIAP a voulu rompre avec ce cycle — et la rencontre institutionnelle du premier jour a permis de formuler des engagements concrets, avec des acteurs capables de les tenir.
« L'innovation de ce salon, c'est de décompartimenter les diasporas. Un Ivoirien peut aujourd'hui investir au Sénégal. Un Camerounais peut acheter au Bénin. C'est une révolution culturelle autant qu'économique. »
— Dr elie Nkamgueu, Président du Club Efficience — SIAP 2026
Le verrou principal : la confiance, pas l'argent
J'ai eu l'occasion d'écouter plusieurs acteurs présents sur les stands. Et un mot revenait, obsessionnel, dans presque toutes les conversations : la sécurisation. Herman Kanga-Atchinkwassy - Directeur Marketing NSIA Holding Financière, résumait la douleur collective avec une image qui fait mouche : « Il n'y a rien de plus désagréable que d'avoir transféré de l'argent pendant des mois à un parent resté à Abidjan, d'arriver enfin au pays et de se rendre compte qu'il n'y a aucune brique qui est montée. »
Cette phrase, elle est dans la tête de chaque membre de la diaspora qui a voulu investir dans l'immobilier au pays. Le frère ou la cousine à qui on a confié les fonds et qui a « géré » la chose à sa façon. Le promoteur qui a encaissé les premiers versements et fait disparaître le chantier. L'avocat local introuvable le jour du problème. Le titre foncier qui n'existe que sur le papier. Ces histoires, vraies, racontées et re-racontées dans les foyers de la diaspora depuis des générations, ont fini par créer un mur de méfiance. Et ce mur a un coût économique direct : des milliards qui restent dormants dans des comptes européens faute d'un minimum de confiance dans le circuit d'investissement.
🔒 Les quatre blocages structurels identifiés au SIAP 2026
- Titres fonciers non dématérialisés — impossible d'authentifier en ligne depuis l'Europe l'existence et la validité d'un titre foncier dans la majorité des pays représentés.
- Absence de crédit diaspora — les banques africaines refusent de prêter à quelqu'un dont les revenus sont domiciliés en Europe, faute de garanties traçables.
- Promoteurs non certifiés — aucune base de données centralisée et vérifiable des promoteurs immobiliers agréés par pays.
- Pas de guichet unique diplomatique — chaque ambassade gère différemment l'information sur les opportunités d'investissement dans son pays.
Des solutions concrètes qui méritent d'être suivies
Ce qui est remarquable dans ce que j'ai entendu au SIAP 2026, c'est que les acteurs présents ne se sont pas contentés de décrire les problèmes. Ils ont apporté des réponses opérationnelles, immédiates, qui fonctionnent déjà.
Le cas le plus frappant est celui du programme immobilier pour les femmes de la diaspora ivoirienne piloté par Carole Sanni - présidente de l'UIAFFIF - Union inter-fédérale des associations Féminines et des femmes Ivoiriennes de France. En quatre mois, 50 maisons livrées. 50 autres sur le point de l'être. Objectif total : 300 logements, à 25 millions de FCFA l'unité, payables à raison de 339 euros par mois sur 15 ans. Un partenariat signé avec le ministère ivoirien de la Construction et le soutien du directeur général du logement. Ce n'est plus un projet. C'est une réalité, avec des clés remises, des familles installées, des chantiers en cours.
Sur le plan financier, des fintechs comme IYU — établissement agréé par la Banque de France — proposent ce que Western Union ou MoneyGram ne peuvent pas faire : sécuriser le transfert de sommes importantes dans le cadre d'un projet immobilier, avec traçabilité complète des flux entre un compte européen et une banque africaine partenaire. La différence avec un simple service de transfert ? La diligence renforcée, la sécurisation juridique, et la capacité à gérer des montants significatifs qui correspondent à un apport immobilier réel.
🏗️ Focus Cofina Service France — Un exemple de solution terrain
Depuis son bureau parisien au 9 avenue Corentin-Cariou, Cofina Service France permet à n'importe quel membre de la diaspora d'ouvrir un compte dans son pays d'origine sans y être physiquement présent. L'argent déposé est disponible sur une application mobile et peut financer directement un terrain, un logement, ou une activité commerciale.
Exemple concret disponible dès maintenant : terrain à Assouindé, Côte d'Ivoire — 400 m² à 12 000 euros, financement sur 7 ans. Pas d'intermédiaire opaque. Pas de frère-cousin qui gère. Un contrat. Des mensualités. Un titre.
Le pari audacieux de la décompartimentalisation
L'idée la plus révolutionnaire du SIAP 2026 n'est pas technique. Elle est culturelle. Le Club Efficience a fait le pari de bousculer une habitude profondément enracinée dans les mentalités diasporiques : l'idée selon laquelle on n'investit que dans son pays d'origine. Pas ailleurs. Jamais ailleurs.
Cette logique du repli identitaire est humainement compréhensible. On investit là où on a ses racines, ses habitudes, ses repères, sa famille. Mais elle est économiquement limitante. Les Ivoiriens de la diaspora ne peuvent envisager que la Côte d'Ivoire. Les Sénégalais, que le Sénégal. Résultat : sur des marchés parfois saturés de certains types de biens, la demande diasporique se concentre, fait monter les prix, et exclut paradoxalement les populations locales les plus modestes.
Le SIAP a mis autour d'une même table les représentants de 12 pays et dit : investissez là où l'opportunité est bonne, pas forcément là où vous êtes né. Et ça marche. Des Ivoiriens présents au salon ont explicitement exprimé leur intérêt pour des projets au Sénégal, au Bénin ou au Cameroun. Des Congolais de RDC ont regardé du côté du Gabon. C'est un changement de paradigme. Il est lent, mais il est réel.
« La diaspora de deuxième et troisième génération est capable d'investir dans n'importe lequel de nos pays. C'est cette innovation culturelle que nous apportons. »
— DR ELIE NKAMGUEU, Club Efficience — SIAP 2026
Ce qui manque encore : l'État doit jouer sa partie
Je ne vais pas terminer cette chronique dans un lyrisme naïf. Le SIAP 2026 est une première édition prometteuse. Il n'est pas une solution miracle. Et les blocages structurels qui freinent l'investissement de la diaspora ne disparaîtront pas grâce à un beau salon parisien.
La dématérialisation des titres fonciers, la possibilité pour un résident en Europe d'emprunter dans une banque africaine sur la base de ses revenus européens, la certification obligatoire des promoteurs immobiliers, la création d'un guichet unique dans les ambassades : ce sont des chantiers régaliens. Ils nécessitent une volonté politique que les sociétés civiles seules ne peuvent pas imposer. Dr Elie Nkamgueu le dit lui-même avec une clarté que j'apprécie : « Il y a des prérogatives réservées aux États. » Les cadastres, la réglementation bancaire, les accréditations diplomatiques — tout cela appartient à la sphère des gouvernements.
La bonne nouvelle, c'est que les États étaient présents au SIAP 2026. Les représentations diplomatiques de plusieurs des douze pays invités ont assisté à la rencontre institutionnelle. Des engagements ont été pris — pas signés dans le marbre, mais verbalisés, partagés, témoins. La pression des sociétés civiles organisées comme Efficience, combinée à la visibilité médiatique de tels événements, peut créer les conditions d'un suivi réel.
C'est d'ailleurs l'ambition explicite du Club pour le SIAP 2027 : ne pas repartir de zéro. Présenter, dès l'ouverture de la prochaine édition, un rapport d'avancement sur les engagements pris cette année. Quels pays ont dématérialisé leur cadastre ? Quelles banques ont lancé un produit crédit-diaspora fonctionnel ? Combien de promoteurs ont été certifiés et référencés ? Ce mécanisme de redevabilité publique, s'il est tenu, changera la nature même de cet événement. Il en fera non plus un salon, mais un observatoire.
Un dernier mot sur ce que ce salon dit de nous
La diaspora africaine transfère chaque année plus de 100 milliards de dollars vers le continent. Elle représente 6 % du PIB africain. Elle envoie plus que ce que toutes les aides publiques au développement réunies injectent sur le continent. Et pourtant, pendant des décennies, elle a été traitée comme un guichet automatique, pas comme un acteur économique à part entière.
Le SIAP 2026 dit quelque chose de différent. Il dit : vous n'êtes pas que des envoyeurs de fonds. Vous êtes des investisseurs. Vous méritez des outils dignes de ce nom, de la transparence, de la sécurité juridique, des partenaires fiables. Et nous — promoteurs, banques, fintechs, ambassades — nous sommes là pour vous les offrir.
C'est un discours qu'il faudra vérifier dans les actes. Mais pour l'instant, dans les couloirs du Pullman Montparnasse, quelque chose s'est passé ce week-end que je n'avais jamais vraiment vu à cette échelle : la diaspora africaine a arrêté de demander la permission. Elle a pris la parole. Elle a posé ses conditions. Et elle a commencé à bâtir, ensemble, les ponts que les États auraient dû construire depuis longtemps.
Rendez-vous au SIAP 2027. On verra bien ce qui a tenu ses promesses.
Corée du Nord : Kim Jong-un dévoile un nouveau lance-missiles à capacité nucléaire
À l’approche d’un congrès majeur du pouvoir à Pyongyang, Kim Jong-un doit détailler les prochaines étapes du programme d’armement, confirmant la priorité accordée au développement de la dissuasion nucléaire du régime.
Corée du Sud : l’ex-président Yoon Suk-yeol condamné à la prison à vie
Ce verdict historique marque un tournant majeur pour la démocratie sud-coréenne et suscite de vives réactions dans le pays, entre satisfaction des défenseurs de l’État de droit et critiques de ses partisans.
CAN 2025 – La Tunisie frappe fort à Rabat
Malgré une réduction du score ougandaise en seconde période, les Tunisiens ont gardé la maîtrise du jeu, confirmant leur solidité collective et leurs ambitions dans cette compétition. Ce succès, le premier lors d’un match d’ouverture depuis 2013, permet à la Tunisie de prendre la tête provisoire du Groupe C et d’aborder la suite du tournoi avec confiance.
Le Nigéria s’impose face à la Tanzanie (2–1) à Fès et démarre fort
Le Nigéria a réussi son entrée en lice à la CAN 2025 en dominant la Tanzanie (2–1) ce mardi soir au Complexe sportif de Fès. Les Super Eagles, pourtant longtemps freinés par l’organisation défensive tanzanienne, ont su faire la différence grâce à leur maîtrise technique et à une réaction immédiate après l’égalisation adverse.
Le premier but nigérian est signé Semi Ajayi (36e) sur coup de pied arrêté. La Tanzanie surprend au retour des vestiaires avec une égalisation à la 50e minute, avant que Ademola Lookman (52e) ne redonne aussitôt l’avantage au Nigéria d’un tir inspiré depuis l’extérieur de la surface.
Malgré une domination globale (61 % de possession), le Nigéria a parfois manqué de tranchant dans la zone de vérité, laissant apparaître quelques fragilités défensives dans les transitions. Une victoire précieuse néanmoins, qui place les Super Eagles en bonne position dans leur groupe et confirme leurs ambitions dans cette CAN 2025.
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FLASH INFO – CAN 2025 - Controverse VAR lors de Congo – Bénin
L’annonce provoque une vive incompréhension côté béninois, tandis que le jeu reprend sans sanction. Un tournant majeur dans la rencontre, qui relance le débat sur la fiabilité de l’assistance vidéo dans cette CAN 2025.
Un incident qui risque de laisser des traces, tant sportives que réglementaires, dans la suite de la compétition.
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