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INTERVIEW – Lionel Kili : “Le RIDD France veut devenir une référence incontournable de la diaspora ivoirienne en Europe”
Interview avec Izly : une voix vibrante de la musique afro-caribéenne
Interview Professeur DEMBELE Président du Comité National du Codex Alimentarius Côte d’ivoire
Le Grand Entretien
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Paris/ Entretien avec le Dr Diaby Moustapha Ben Ismaïla et Djénéba Touré Kolosinski – À la découverte de l’ouvrage « Alassane Ouattara, l’artisan du renouveau ivoirien »
"Données de santé en Côte d'Ivoire : Dr Pongathie Adama Sanogo dévoile les défis et perspectives"
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Entretien spécial : Le président de la CRAF parle ; comment le mouvement compte rapprocher AFFI N'Guessan des Ivoiriens ?
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Reportage
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Le mardi 7 octobre 2025, la salle de conférence d’un hôtel dans la commune du Plateau a vibré aux couleurs de l’espoir et de la solidarité. Le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU) a procédé au lancement officiel de la campagne Octobre Rose 2025, couplée au projet SIRA, en partenariat avec les laboratoires Roche.
Cette campagne annuelle, dédiée à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein, vise à informer, mobiliser et encourager les femmes à se faire dépister précocement, car détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.
Le projet SIRA, adossé à la ligne verte 143, est un dispositif innovant qui permettra de renforcer la sensibilisation, de documenter les besoins réels des patients et de mesurer l’impact des actions de lutte à travers un logiciel de suivi intégrant des indicateurs clés. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement ivoirien de bâtir un système de santé moderne, accessible et centré sur la prévention.
Dans son intervention, le Professeur Innocent Adoubi, coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLCA), a dressé un tableau réaliste de la situation du cancer du sein en Côte d’Ivoire.
Cette maladie reste la deuxième cause de cancer dans le pays, après celui de la prostate, avec plus de 2 000 décès enregistrés chaque année. Cependant, les avancées sont notables : la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui de plus de 25 cancérologues, de 17 anatomopathologistes et de 14 centres publics de mammographie, sans compter ceux du secteur privé.
Grâce à l’engagement du gouvernement et à l’appui de ses partenaires, notamment Roche, près de 5 000 patientes ont été traitées gratuitement au Centre National de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), qui enregistre chaque année 2 800 traitements par radiothérapie et des dizaines de milliers de séances de chimiothérapie.
« Le cancer du sein détecté précocement se guérit dans 90 % des cas. Grâce à la sensibilisation, les femmes viennent désormais plus tôt consulter », a souligné le Pr Adoubi.
Autre progrès majeur : le coût de la chimiothérapie a chuté de 60 à 70 % depuis 2010, et les médicaments oncologiques du laboratoire Roche sont désormais gratuits, grâce à un partenariat avec l’État ivoirien. Ces avancées permettent d’élargir l’accès aux soins et d’améliorer la survie des patientes.
Ces actions s’accompagnent d’un programme de formation accéléré des médecins et paramédicaux, porté par des partenariats avec des universités et institutions spécialisées. L’objectif : une meilleure répartition des spécialistes sur l’ensemble du territoire.
« La santé ne doit pas être un privilège. Elle doit être un droit, effectif pour chaque citoyen vivant sur le sol ivoirien », a martelé le ministre.
La mesure la plus marquante de cette édition 2025 d’Octobre Rose reste l’annonce d’un bilan de santé annuel obligatoire pour tous les citoyens.
Ce dispositif, qui sera bientôt présenté en Conseil des ministres, permettra à chaque homme et chaque femme d’effectuer chaque année un examen complet pour dépister précocement les maladies non transmissibles, dont le cancer.
« C’est le seul moyen d’éviter des drames évitables. Pris à temps, le cancer n’est plus une fatalité », a insisté le ministre.
Par ailleurs, un fonds national de financement des grandes pathologies, estimé à 150 milliards de FCFA par an, sera bientôt opérationnel. Ce fonds visera à soutenir la prise en charge des maladies infectieuses et chroniques, en particulier les cancers.
La campagne Octobre Rose 2025, soutenue par la Coalition des Organisations de Lutte contre le Cancer (COLCC), illustre une dynamique nationale où État, société civile et partenaires techniques unissent leurs efforts.
Grâce à la sensibilisation communautaire, à la mobilisation des médias et à la mise à disposition d’outils modernes de dépistage, la Côte d’Ivoire avance vers une santé plus équitable, plus préventive et plus humaine.
« Les défis demeurent, mais l’espoir est réel. Ensemble, nous pouvons faire du cancer du sein une maladie dont on guérit », a conclu le Professeur Adoubi, salué par une ovation.
La résistance aux antimicrobiens (RAM) est aujourd’hui considérée comme une menace sanitaire mondiale comparable aux grandes pandémies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle est déjà responsable de 700 000 décès par an et pourrait entraîner plus de 10 millions de morts d’ici 2050 si rien n’est fait. En Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays en développement, l’utilisation abusive des antibiotiques dans les élevages contribue à aggraver cette crise silencieuse.
La résistance aux antimicrobiens (RAM) est aujourd’hui considérée comme une menace sanitaire mondiale comparable aux grandes pandémies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle est déjà responsable de 700 000 décès par an et pourrait entraîner plus de 10 millions de morts d’ici 2050 si rien n’est fait. En Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays en développement, l’utilisation abusive des antibiotiques dans les élevages contribue à aggraver cette crise silencieuse.
Les conséquences sont lourdes : pertes économiques pour les éleveurs, baisse de productivité, maladies animales plus difficiles à soigner, et risques alimentaires accrus pour les consommateurs.
Des règles strictes désormais en vigueur
Face à la gravité de la situation, la Côte d’Ivoire a renforcé son arsenal juridique. Le décret n°2025-43 du 15 janvier 2025 relatif à la pharmacie vétérinaire interdit strictement l’usage préventif des antibiotiques dans les élevages. Désormais, leur utilisation est encadrée et ne peut se faire que sous prescription vétérinaire. Des sanctions pénales sont prévues en cas d’infraction.
En parallèle, la Direction des services vétérinaires, avec l’appui de l’UEMOA et de partenaires tels que l’Institut Pasteur, met en place des mécanismes de contrôle rigoureux des importations et de la distribution des médicaments vétérinaires, afin d’éliminer les circuits parallèles et les produits falsifiés.
- Consulter systématiquement un vétérinaire avant d’administrer un traitement.
- Respecter les prescriptions et les doses indiquées, sans improvisation.
- Ne pas utiliser d’antibiotiques comme stimulateurs de croissance.
- Renforcer la biosécurité dans les fermes (hygiène, vaccination, isolement des animaux malades).
- Privilégier la prévention sanitaire non médicamenteuse, pour réduire le recours excessif aux antibiotiques.
Comme l’a souligné le Dr Tola, « chaque mauvais usage d’antibiotique rapproche un peu plus l’humanité d’un monde où les infections banales redeviendront mortelles ». Le temps d’agir, c’est maintenant.
Edithe Valerie Nguekam
Paris, le 27 septembre 2023 – Sous le haut patronage du Dr Eugène Aka Aoulé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, la plateforme Côte d’Ivoire Vision, a réuni à Paris un parterre de personnalités politiques et de la diaspora ivoirienne. Aux côtés des ministres Adom, Zoro Bi Ballo Épiphane, Amadou Coulibaly, et du représentant Kaba Nialé les débats se sont centrés autour du thème : « Acquis, défis et perspectives de la gouvernance du Président Alassane Ouattara et le concept de l’Ivoirien nouveau ».
L’objectif affiché de Côte d'Ivoire Vision, présidée par SEM Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations de Produits de Base, était de dresser un état des lieux de la gouvernance en Côte d’Ivoire depuis 2011, d’en analyser les avancées, mais aussi d’identifier les défis restant à relever.
Les organisateurs ont également souhaité promouvoir la notion d’« Ivoirien nouveau », un concept visant à encourager l’intégrité, la responsabilité citoyenne et le civisme comme leviers de développement.
Plusieurs intervenants issus du monde académique ont insisté sur les critères permettant d’évaluer un État de droit : légalité, respect de la hiérarchie des normes, séparation des pouvoirs, indépendance de la justice et protection des droits fondamentaux. Selon eux, la Côte d’Ivoire a connu depuis 2011 une « progression notable » dans ces domaines, notamment avec l’adoption de la Constitution de 2016, perçue comme une étape importante dans la consolidation de la Troisième République.
Les représentants du gouvernement, notamment le ministre de la Communication Amadou Coulibaly, ont présenté une série de données illustrant les progrès réalisés :
- doublement du nombre de lycées et collèges depuis 2011 ;
- amélioration du taux d’accès à l’électricité et à l’eau potable, en particulier dans le Nord du pays ;
- couverture sanitaire élargie avec la multiplication des centres de santé de proximité ;
- augmentation du ratio policiers/habitants, désormais plus proche des standards internationaux.
Les intervenants ont également reconnu l’existence de défis, notamment en matière d’accès équitable à l’eau potable, de lutte contre la corruption et d’amélioration de l’image du pays en termes de gouvernance. Les responsables gouvernementaux ont insisté sur la distinction entre « perception » et « réalité », expliquant que les efforts de transparence, notamment par des arrestations et poursuites, contribuent paradoxalement à donner l’impression d’une corruption plus répandue.
Le concept de « l’Ivoirien nouveau » a été présenté comme le prolongement nécessaire des réformes institutionnelles et économiques. L’idée est de promouvoir une culture de discipline, de travail et de patriotisme, sans laquelle, selon les organisateurs, les acquis en matière de gouvernance et de développement risqueraient d’être fragilisés.
Les échanges avec la diaspora ont permis de poser des questions sur la régulation des réseaux sociaux, la liberté d’expression, la gestion de la dette et les conditions d’organisation des prochaines élections. Si certains participants ont salué les réalisations présentées, d’autres ont exprimé des inquiétudes liées aux tensions politiques pré-électorales et à la perception de crispations autour des libertés publiques.
Clôturée par des remerciements officiels et un appel à la cohésion nationale, la rencontre a été présentée par les organisateurs comme une étape de dialogue et de sensibilisation. Elle a surtout permis de mettre en lumière deux axes principaux : le bilan socio-économique du gouvernement Ouattara, tel que défendu par ses représentants, et l’ambition de transformer les comportements citoyens par le projet de l’« Ivoirien nouveau ». Toutefois, au-delà du ton institutionnel et des chiffres avancés, la diversité des interventions a également révélé les attentes et les interrogations persistantes d’une partie de la diaspora sur la gouvernance et la démocratie en Côte d’Ivoire.
Junior Gnapié
Abidjan, le 23 septembre 2025 — Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a annoncé aujourd’hui avoir déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République, après l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 par le Conseil constitutionnel. Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, il a dénoncé une « falsification » du dossier de parrainages qu’il affirme avoir déposé auprès de la Commission électorale indépendante (CEI) et demandé la suspension immédiate du processus électoral jusqu’à ce que la justice établisse la vérité.
Le Conseil constitutionnel, dans sa décision rendue le 8 septembre, a jugé la candidature d’Affi irrecevable pour « défauts de parrainage », indiquant que le seuil de parrainages valides requis n’avait pas été atteint. Affi conteste vigoureusement les chiffres avancés par l’Institution et affirme avoir déposé plus de 44 000 parrains — au-delà du seuil légal — dénonçant un écart important entre ce qu’il dit avoir remis et ce qui a été analysé par le Conseil.
Analyse : quelles voies s’ouvrent à Affi N’Guessan ?
La plainte devant le procureur (voie pénale) et les recours éventuels devant les juridictions électorales ou administratives offrent plusieurs trajectoires possibles. Voici un état des options, des mécanismes et des issues probables.
1) Voie pénale : enquête pour falsification / atteinte aux documents officiels
- Ce que cela vise : si Affi apporte des éléments montrant qu’un ou plusieurs documents officiels (listes de parrains, procès-verbaux, fichiers informatiques) ont été falsifiés, le procureur peut ouvrir une enquête pénale (recherches, auditions, saisies informatiques, confrontations). Une instruction pourrait être confiée à un juge d’instruction en cas d’indices sérieux.
- Effet possible : une constatation de falsification par la justice obligerait théoriquement la réouverture du dossier, la rectification des décisions administratives prises sur la base des documents litigieux, voire des poursuites contre les responsables.
- Limites pratiques : la procédure pénale peut être lente et les résultats peuvent ne pas intervenir avant la date du scrutin. La coopération de la CEI, du greffe et du Conseil constitutionnel pour l’accès aux pièces est déterminante.
- Recours devant le Conseil constitutionnel ou juridictions compétentes : théoriquement, les candidats disposent de voies de recours prévues par la loi électorale pour contester le contrôle des parrainages. En pratique ici, le Conseil constitutionnel est lui-même l’autorité ayant statué, ce qui complique la situation — mais si des éléments nouveaux et matériels (expertise technique, certificats de dépôt, copie tamponnée remise à la CEI) sont produits, il est possible de demander un réexamen ou de saisir d’autres juridictions selon les voies prévues par la loi.
- Mesures conservatoires : Affi a demandé la suspension du processus électoral le temps que la justice se prononce. Un juge des référés (si la voie existe en l’espèce) pourrait, en théorie, ordonner des mesures conservatoires si un préjudice manifestement irrémédiable est établi. Mais suspendre une élection est juridiquement et politiquement très lourd — rares sont les juridictions prêtes à le faire sans preuve probante et urgence.
- Mobilisation de l’opinion et de la société civile : Affi peut transformer sa plainte en levier politique pour mobiliser l’opinion, demander des audits indépendants (ONG, syndicats, observateurs internationaux) et obtenir des soutiens nationaux. Plusieurs recalés précédemment ont usé de la rue, des communiqués et des relais médiatiques pour peser.
- Recours aux organisations sous-régionales et internationales : saisie d’instances comme la CEDEAO, l’ONU ou des missions d’observation pour dénoncer un manque de transparence — ces instances peuvent exercer une pression diplomatique, mais n’annulent pas directement des décisions internes.
Plusieurs pays africains ont connu des cas où des candidatures ont été invalidées ou des candidats exclus au motif d’impératifs légaux (parrainages, condamnations, nationalité), entraînant réactions judiciaires et politiques.
Sénégal (Ousmane Sonko, Aïda Mbodj — 2024)
- Cas Sonko (2024) : l’exclusion de Sonko de la liste des candidats en 2024, motivée par des condamnations pénales et des questions de résidence/peines, a provoqué une vive contestation et des vagues de protestations. Des recours judiciaires ont été engagés, parfois avec des retournements (certaines décisions ont été contestées au plan judiciaire). L’affaire a montré que l’exclusion d’un leader populaire peut dégénérer en crise politique si la contestation se diffuse.
- Cas Aïda Mbodj (2024) : recalée pour insuffisance ou duplications de parrainages, elle a dénoncé un contrôle biaisé des dossiers — situation analogue à celle dénoncée aujourd’hui par Affi. Ces précédents sénégalais illustrent deux enseignements : (1) la technique des parrainages est devenue un filtre contesté et (2) la contestation juridique peut s’accompagner d’une forte mobilisation politique.
Enseignements pratiques
- Preuves matérielles nécessaires : dans tous ces dossiers, l’issue favorable au candidat dépend fortement de la capacité à produire des preuves irréfutables (copies déposées, récépissés, tampons, enregistrements informatiques horodatés).
- Risque de polarisation : l’invalidation de candidatures populaires tend à augmenter la polarisation et, parfois, à déclencher des tensions publiques. Les autorités judiciaires et administratives se trouvent alors au centre d’un débat sur la légitimité du processus.
Scénarios probables et recommandations
- Scénario juridique favorable (moins probable sans preuves fortes) : la plainte débouche sur une enquête qui établit des irrégularités matérielles ; le Conseil constitutionnel ou une juridiction accepte de réexaminer certains parrainages. Résultat : Affi est réintégré.
- Scénario d’enquête sans effet avant le scrutin (probable) : enquête ouverte, mais décisions et mises en cause tardent ; l’élection se tient. L’action reste politiquement utile (mise en lumière, création d’un dossier pour postérité et pressions internationales).
- Scénario de blocage/polarisation (risque élevé) : absence de réponse judiciaire rapide, montée des manifestations et tensions politiques ; possible intervention d’observateurs internationaux ou d’acteurs régionaux appelant au dialogue.
- Scénario juridique défavorable : plainte classée sans suite pour insuffisance de preuves ; Affi perd la voie légale mais peut continuer la bataille politique (coalition, recours aux observateurs, campagnes de sensibilisation).
La plainte déposée aujourd’hui par Pascal Affi N’Guessan ouvre une procédure pouvant, si elle est étayée par des preuves solides, remettre en cause la décision d’invalidation de sa candidature. Toutefois, les délais judiciaires, la nature des preuves disponibles et le contexte politique détermineront l’efficacité réelle de cette démarche avant la date du scrutin. À défaut d’un résultat rapide, l’action judiciaire servira surtout à constituer un dossier politique et juridique durable — utile pour les recours ultérieurs et pour mobiliser l’opinion sur la transparence du processus électoral en Côte d’Ivoire.
Par Ange Pascal, correspondant
Le vendredi 19 septembre, une vingtaine de journalistes scientifiques du réseau MSD (Média pour la Science et le Développement) ont effectué une visite immersive au Centre d’Expertise Régional de Médecine Aéronautique et Aéroportuaire (CERMA), situé à l’aéroport international d’Abidjan. Une demi-journée consacrée à la découverte de cette structure hospitalière de pointe, encore méconnue du grand public, mais qui constitue une référence en médecine aéronautique et aéroportuaire dans la sous-région.
Un centre stratégique et unique en Afrique de l’Ouest
Créé en 1997 par l’État de Côte d’Ivoire et placé sous la tutelle de la SODEXAM, le CERMA répond à un besoin crucial : assurer la santé du personnel aéronautique, du personnel au sol, mais aussi des riverains, en réduisant les coûts et les délais liés aux soins et expertises médicales. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays de la sous-région à disposer d’un tel centre, contribuant ainsi à la sécurité aérienne nationale et régionale.
Le centre compte 24 agents permanents, dont trois médecins agréés en médecine aéronautique, ainsi qu’une vingtaine de spécialistes vacataires. Il est structuré en deux départements : un Département de médecine aéroportuaire (DMA) : chargé des soins de santé primaires et des consultations spécialisées (cardiologie, ophtalmologie, ORL, radiologie, pédiatrie, kinésithérapie, etc.), ouverts aux personnels de la plateforme et aux populations environnantes. Un Département d’expertise médicale du personnel aéronautique (DEMPA) : spécialisé dans l’aptitude médicale du personnel navigant et au sol, conformément aux normes de l’OACI et agréé par l’ANAC.
Au-delà de sa vocation médicale, le CERMA participe directement à la sécurité aérienne nationale et régionale. Comme l’a rappelé Dr Kouadio Alain Joël, expert en médecine aéronautique :
« Avant qu’un pilote ne prenne les commandes, nous devons nous assurer de son aptitude. La sécurité des passagers commence par la santé du personnel navigant
Dr Ouerega Joseph, généraliste, expert en médecine aéronautique et chef du Département de médecine aéroportuaire, a rappelé que le centre travaille en étroite collaboration avec l’INHP pour la veille sanitaire. Pour la médecine ambulatoire, il fait souvent appel à une entreprise d’urgence de proximité, le SAMU étant géographiquement plus éloigné.
Le directeur du centre, M. Hermann Ollo, a souligné que l’objectif est de faire du CERMA un véritable pôle d’excellence :
« La sécurité des passagers commence par la santé du personnel navigant. Nous invitons la presse à devenir les ambassadeurs du CERMA afin de mieux faire connaître la médecine aéronautique en Côte d’Ivoire. »
Le personnel de la SODEXAM exerce en horaire normal et en horaire continu H24, avec service de quart, pour garantir la permanence de fonctionnement et la sécurité sur l’ensemble des aéroports du pays : Abidjan, Adiaké, Bouaké, Bondoukou, Daloa, Dimokro, Gagnoa, Korhogo, Man, Odienné, San Pedro, Sassandra, Tabou, Yamoussoukro.
De son côté, Le directeur du CERMA Monsieur Hermann Ollo a salué la présence de la presse scientifique :« Il s’agit de donner aux journalistes scientifiques toutes les informations nécessaires afin qu’ils deviennent de véritables relais pour vulgariser la médecine aéronautique et aéroportuaire, encore peu connue en Côte d’Ivoire. »
« C’est une première de recevoir autant de journalistes. Vous êtes désormais nos ambassadeurs pour mieux faire connaître le CERMA et son rôle vital dans la prise en charge des soins du personnel naviguant et des populations alentours de l’aéroport »
Une visite qui a permis aux journalistes scientifiques ivoiriens de mieux comprendre le rôle essentiel du CERMA dans la sécurité aérienne et la santé publique. Elle a également mis en lumière les défis à relever, notamment la formation spécialisée en médecine aéronautique encore insuffisante en Côte d’Ivoire.
Un défi que le réseau MSD s’engage à relayer afin de mieux informer l’opinion et valoriser cette institution stratégique pour le pays et la sous-région.
Edithe Valerie Nguekam
Pierre Palmade a été victime d’un AVC
Ange Kessi a fait ses adieux à l’armée Ivoirienne
Mali/ Assimi Goita accorde la grâce présidentielle aux 49 soldats ivoiriens détenus depuis juillet 2022
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